Aller au contenu
Running

Courir la veille d’une course : bonne idée ou grosse erreur ?

Personal trainerRelu et validé le 
Mettre Docteur Fitness en favori sur GoogleFavori sur Google
courir veille course
Crédit photo © Docteur-Fitness.com
Sommaire

À l’approche d’une course importante, beaucoup de coureurs se posent la même question. La veille, faut-il courir… ou rester au repos complet ?

Certains pensent qu’il vaut mieux ne rien faire pour garder de l’énergie. D’autres enfilent leurs chaussures pour « réveiller les jambes ».

Et pourtant, beaucoup font exactement l’erreur qu’il ne fallait pas faire à ce moment-là.

Car la veille d’une compétition n’est pas un jour comme les autres dans la préparation. Tout se joue souvent dans les derniers détails.

Et ces détails peuvent faire la différence entre :

  • Des jambes lourdes au départ ;
  • Ou une sensation de facilité dès les premiers kilomètres.

Mais la réponse n’est pas aussi simple que « courir » ou « ne pas courir ».

La grosse erreur que font beaucoup de coureurs avant une course

À l’approche d’une compétition, une inquiétude apparaît souvent.

Beaucoup de coureurs ont peur d’avoir perdu leur niveau pendant la semaine plus légère qui précède la course.

Cette période s’appelle le tapering : on réduit le volume d’entraînement pour récupérer et arriver frais le jour J.

Le problème, c’est que certains coureurs essaient de se rassurer au dernier moment.

Ils font par exemple :

  • Une séance intense ;
  • Des intervalles rapides ;
  • Ou un entraînement « test » pour vérifier leur forme.

C’est l’une des pires idées possible à ce moment-là.

Tout le travail devait être fait bien avant. Chercher à combler un manque d’entraînement dans les derniers jours peut au contraire fatiguer les muscles et réduire les performances.

Pourquoi certains coureurs vont courir la veille

Même si cela peut sembler contre-intuitif, beaucoup d’entraîneurs recommandent un petit footing la veille.

Pas pour progresser. Pas pour s’entraîner.

Mais simplement pour préparer le corps à la course.

Un footing très léger peut avoir plusieurs effets utiles.

Réveiller les muscles

Une courte sortie permet de garder les muscles actifs et souples.

Quelques accélérations légères peuvent aussi redonner un peu de tonus.

Améliorer la circulation

Courir augmente la circulation sanguine.

Cela permet d’apporter plus d’oxygène et de nutriments aux muscles, ce qui peut être utile pour le lendemain.

Détendre les jambes

Une sortie très tranquille peut aider à relâcher certaines tensions musculaires, surtout si elle se termine par un retour au calme et quelques étirements.

Vérifier que tout va bien

C’est aussi un moyen simple de vérifier :

  • Si les jambes répondent bien ;
  • Si aucune douleur inhabituelle n’apparaît.

Réduire le stress

Avant une course importante, la tension peut monter.

Un petit footing peut aider à se calmer et à se sentir prêt pour le lendemain.

Mais dans certains cas, courir la veille est une mauvaise idée

Il existe plusieurs situations où le repos complet est préférable.

Une journée de travail très fatigante

Si la veille de la course a été physiquement ou mentalement épuisante, ajouter un entraînement peut être inutile.

Dans ce cas, mieux vaut récupérer.

Une semaine déjà très difficile

Si la semaine a été particulièrement lourde, il peut être bénéfique de laisser les jambes se reposer totalement.

C’est particulièrement vrai avant une course longue comme un semi-marathon ou un marathon.

De mauvaises conditions

Courir sous une météo très mauvaise ou à une heure très tardive peut ajouter plus de fatigue que de bénéfices.

La priorité reste toujours d’arriver en forme le jour de la course.

Si vous courez la veille, voici ce que recommandent les entraîneurs

Si vous choisissez de courir, la règle est simple : la séance doit être très facile.

Elle sert uniquement à préparer le corps.

Voici un exemple souvent recommandé :

  • 3 à 4 km de footing très léger ;
  • Quelques exercices de course simples ;
  • 2 à 5 petites accélérations proches de l’allure de course ;
  • Un retour au calme très tranquille.

La séance complète ne dépasse généralement pas une heure, et la partie course peut durer 20 à 30 minutes seulement.

Un point important : il ne faut pas courir plus vite que l’allure prévue pour la course.

Le but n’est pas de travailler la vitesse, mais de préparer le corps.

Les erreurs à éviter absolument

La veille d’une course, certaines erreurs sont très fréquentes :

  • Essayer un nouvel exercice ;
  • Courir avec de nouvelles chaussures ;
  • Transformer la séance en long footing lent ;
  • Ou faire des intervalles trop rapides.

La séance de la veille est simplement un réglage final, pas un entraînement.

Alors, faut-il courir la veille d’une course ?

La réponse est simple.

Dans beaucoup de cas, un footing très léger peut être bénéfique pour garder des sensations et préparer les muscles.

Mais ce n’est pas obligatoire.

Si la fatigue est présente, si la semaine a été difficile ou si les conditions ne sont pas bonnes, le repos peut être la meilleure option.

Dans tous les cas, la veille d’une course n’est pas faite pour progresser.

Elle sert uniquement à arriver frais, détendu et prêt pour le départ.

Sur le même sujet

Cet article vous a-t-il été utile ?

Suivez nos prochains articles

Les nouvelles études décryptées, directement dans votre fil Google ou sur WhatsApp.

Article suivant Impossible de développer ses fessiers ? Les erreurs que presque tout le monde fait Lire l'article suivant