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Rapport leptine sur adiponectine

Aussi appelée Rapport L/A · LAR (leptin:adiponectin ratio) · Rapport leptine/adiponectine · Rapport adiponectine/leptine (ratio inverse)

Le rapport leptine sur adiponectine met en regard deux hormones du tissu adipeux. Il est corrélé à la résistance à l'insuline, mais ses seuils restent des propositions de chercheurs.

Prise de sangFamille : croissance, appétit et métabolismePreuve émergente

Testez-vous en 5 questions

Le cadran

  • Rapport leptine/adiponectine de 1 ou moins : zone jugée norm moins de 1 rapport sans unité (leptine en
  • Rapport leptine/adiponectine de 1 à 2 : risque cardiométabol 1 à 2 rapport sans unité (leptine en
  • Rapport leptine/adiponectine supérieur à 2 : risque cardiomé plus de 2 rapport sans unité (leptine en

Source des repères : Frühbeck G et coll., Nutrients 2019;11(2):454, seuils donnés pour adiponectine/leptine puis inversés ici.

rapport sans unité (leptine en

Les seuils changent d’un laboratoire à l’autre : ceux de votre compte rendu passent avant. Rien n’est envoyé, le calcul se fait dans votre navigateur.

En bref

Ce rapport compare deux hormones du tissu adipeux : la leptine, qui monte avec la masse grasse, et l'adiponectine, qui baisse. Il sert à estimer le dysfonctionnement du tissu adipeux et la résistance à l'insuline.

À lire avec

Prise de sangCalcul à partir des dosages de leptine et d'adiponectine faits sur le même prélèvement.

rapport sans unité (leptine enPreuve émergente3 sources

Profil sportif

Chez un sportif très mince, le rapport est le plus souvent bas, car la leptine suit la masse grasse. Les seuils proposés viennent de populations générales : ils n'ont pas été établis chez des sportifs.

Pourquoi on la demande

  • Estimer le dysfonctionnement du tissu adipeux chez une personne en surpoids ou obèse.
  • Approcher la résistance à l'insuline chez une personne sans diabète, à partir de deux dosages sanguins.
  • Compléter un bilan de syndrome métabolique (tour de taille, triglycérides, glycémie, tension).
  • Suivre l'évolution après une perte de poids, dans un suivi métabolique ou une étude.

Valeur basse, valeur haute

Causes d’une valeur basse

  • Faible masse grasse (minceur)
  • Perte de poids importante
  • Bonne sensibilité à l'insuline (une valeur basse est en général considérée comme favorable)

Causes d’une valeur haute

  • Excès de masse grasse (les adipocytes volumineux sécrètent plus de leptine et moins d'adiponectine)
  • Résistance à l'insuline
  • Syndrome métabolique ou diabète de type 2
  • Inflammation de bas grade du tissu adipeux

À savoir : ce qui peut la fausser

  • Le sens du rapport : leptine/adiponectine (celui de ce site) ou adiponectine/leptine (celui de nombreuses publications). Les deux sont inverses, donc leurs seuils aussi.
  • Les unités : les seuils publiés supposent la leptine en ng/mL et l'adiponectine en µg/mL.
  • Les méthodes de dosage des deux hormones, qui varient d'un laboratoire à l'autre.
  • Le sexe : les études présentent souvent séparément les hommes et les femmes.
  • Le repas : l'écart entre état à jeun et état après un repas est en général petit pour ces deux hormones, mais suivez la consigne du laboratoire.
  • Une variation récente de poids.

Ce que mesure l’analyse

Ce rapport met en regard deux hormones fabriquées par le tissu adipeux. La leptine signale les réserves de graisse au cerveau : elle augmente avec la masse grasse. L’adiponectine favorise la sensibilité à l’insuline : elle baisse quand la masse grasse augmente. Quand les cellules graisseuses grossissent, elles sécrètent plus de leptine et moins d’adiponectine. Le rapport reflète ce déséquilibre (Finucane et coll., 2009).

Il se calcule à partir de deux dosages faits sur le même prélèvement. C’est donc moins une mesure nouvelle qu’une façon de lire deux mesures ensemble.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang, avec les consignes du laboratoire pour chacun des deux dosages. Les variations de la leptine et de l’adiponectine entre l’état à jeun et l’état après un repas sont en général petites. Le rapport est donc moins sensible à l’horaire du prélèvement (Finucane et coll., 2009). Le jeûne reste toutefois la règle la plus sûre si le laboratoire l’exige.

Comment lire le résultat

Attention au sens du rapport. La littérature scientifique utilise souvent le rapport adiponectine sur leptine, alors que ce site présente le rapport leptine sur adiponectine. Les deux sont inverses l’un de l’autre. Vérifiez donc sur votre compte rendu lequel est affiché, et avec quelles unités (leptine en ng/mL, adiponectine en µg/mL).

Pour le rapport adiponectine sur leptine, Frühbeck et coll. (2019) proposent trois zones : 1,0 ou plus (normal), de 0,5 à moins de 1,0 (risque cardiométabolique modérément augmenté), moins de 0,5 (risque nettement augmenté). En inversant ces seuils pour le rapport leptine sur adiponectine, on obtient : 1 ou moins, de 1 à 2, plus de 2. Ce sont des propositions de chercheurs, issues d’une cohorte de 292 personnes, et non des valeurs de référence officielles.

Ces seuils manquent de spécificité. Dans la même étude, 54 % des personnes à glycémie normale et 48 % des personnes sans syndrome métabolique avaient un rapport adiponectine sur leptine inférieur à 0,5. C’était aussi le cas de 86 à 90 % des personnes obèses, diabétiques ou avec syndrome métabolique. Une valeur isolée a donc peu de sens. Mieux vaut suivre l’évolution dans le même laboratoire, avec la même méthode, en même temps que le poids et le tour de taille.

Ce que dit la science

Chez des adultes sans diabète, le rapport leptine sur adiponectine est fortement corrélé à la sensibilité à l’insuline estimée par l’indice HOMA. Dans l’étude de Finucane et coll. (2 097 personnes), les corrélations allaient de −0,51 à −0,65 selon le sexe et la cohorte. Chez 1 226 participants, il l’est aussi avec la méthode de référence, le clamp euglycémique hyperinsulinémique, avec des corrélations comparables à celles de l’indice HOMA.

Dans l’étude de Frühbeck et coll. (2019), le rapport adiponectine sur leptine est modestement corrélé (r = −0,21) à la protéine sérique amyloïde A, un marqueur de dysfonction du tissu adipeux.

Niveau de preuve : émergent. C’est un marqueur de recherche. À notre connaissance, aucune autorité de santé n’a adopté ces seuils, et la valeur ajoutée par rapport à la glycémie et à l’insuline à jeun reste à démontrer en pratique.

Les analyses à associer

On lit ce rapport avec la leptine et l’adiponectine, dont il découle, avec l’indice HOMA-IR (résistance à l’insuline calculée à partir de la glycémie et de l’insuline à jeun) et avec la protéine C réactive ultrasensible, un marqueur d’inflammation de bas grade.

À retenir

  • Le rapport reflète l’équilibre entre une hormone qui monte avec la graisse (leptine) et une qui baisse (adiponectine).
  • Vérifiez toujours le sens du rapport : leptine sur adiponectine et adiponectine sur leptine sont inverses.
  • Les seuils sont des propositions de chercheurs, pas des normes officielles.
  • Il complète la glycémie et l’insuline sans les remplacer, et ne pose aucun diagnostic seul.

Testez-vous 5 questions pour vérifier ce que vous avez retenu

Une question à la fois, la réponse expliquée tout de suite.

  1. 01Le rapport leptine/adiponectine augmente plutôt quand…

  2. 02Pourquoi faut-il vérifier quel rapport affiche le compte rendu ?

  3. 03Un rapport leptine/adiponectine de 1 ou moins se situe…

  4. 04Les seuils de ce rapport sont-ils validés par les autorités de santé ?

  5. 05Le rapport peut-il remplacer la glycémie et l'insuline à jeun ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 3

  1. 1Frühbeck G, Catalán V, Rodríguez A, Ramírez B, Becerril S, Salvador J, Colina I, Gómez-Ambrosi J. Adiponectin-leptin ratio is a functional biomarker of adipose tissue inflammation. Nutrients 2019;11(2):454. doi:10.3390/nu11020454.
  2. 2Frühbeck G, Catalán V, Rodríguez A, Gómez-Ambrosi J. Adiponectin-leptin ratio: a promising index to estimate adipose tissue dysfunction. Relation with obesity-associated cardiometabolic risk. Adipocyte 2018;7(1):57-62. doi:10.1080/21623945.2017.1402151.
  3. 3Finucane FM, Luan J, Wareham NJ, Sharp SJ, O'Rahilly S, Balkau B, Flyvbjerg A, Walker M, Højlund K, Nolan JJ, Savage DB. Correlation of the leptin:adiponectin ratio with measures of insulin resistance in non-diabetic individuals. Diabetologia 2009;52(11):2345-2349. doi:10.1007/s00125-009-1508-3.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.