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GLP-1

Aussi appelée Glucagon-like peptide 1 · GLP-1 actif (7-36 amide) · GLP-1 total

Le GLP-1 est une hormone intestinale libérée après les repas, qui stimule l'insuline et freine le glucagon. Détruit en quelques minutes dans le sang, il reste un dosage de recherche difficile à standardiser.

Prise de sangFamille : croissance, appétit et métabolismePreuve émergente

Testez-vous en 4 questions

En bref

Cette hormone intestinale est libérée après les repas. Elle stimule l'insuline, freine le glucagon et ralentit la vidange de l'estomac. Détruite en quelques minutes dans le sang, elle est très difficile à doser.

À lire avec

Prise de sangDosage de recherche (ELISA GLP-1 actif ou total), parfois dans un test de repas mixte standardisé.

pmol/LPreuve émergente6 sources

Profil sportif

Il n'existe aucun repère pour le sportif. L'heure du dernier repas, y compris une collation avant l'effort, change fortement le résultat : une mesure isolée n'a pas de sens sans protocole standardisé.

Pourquoi on la demande

  • Étudier la réponse des hormones intestinales à un repas test dans un protocole de recherche.
  • Explorer le rôle des incrétines (hormones qui stimulent l'insuline après un repas) dans le diabète de type 2 et l'obésité.
  • Comparer l'effet d'un régime, d'un médicament ou d'une intervention sur la sécrétion de GLP-1.
  • Documenter une hypoglycémie survenant après un repas, dans un cadre spécialisé.

Valeur basse, valeur haute

Causes d’une valeur basse

  • Prélèvement à jeun (sécrétion faible hors repas)
  • Tube sans inhibiteur de la DPP-4 ou délai trop long avant centrifugation (forme active détruite)

Causes d’une valeur haute

  • Prélèvement après un repas ou une charge en glucose (variation normale)
  • Traitement par un inhibiteur de la DPP-4 (la forme active mesurée peut augmenter)
  • Dosage du GLP-1 total plutôt qu'actif, qui regroupe plusieurs formes

À savoir : ce qui peut la fausser

  • L'absence d'inhibiteur de la DPP-4 dans le tube : la forme active est détruite en quelques minutes et le résultat est sous-estimé.
  • Le délai et la température avant centrifugation : le sang doit être refroidi et traité rapidement.
  • Le moment du dernier repas : le GLP-1 monte après un repas et reste bas à jeun.
  • Le kit utilisé : actif ou total, les kits ne mesurent pas les mêmes formes.
  • Un traitement par inhibiteur de la DPP-4, qui modifie les formes circulantes et la lecture des kits.
  • Les cycles de congélation et décongélation de l'échantillon.

Ce que mesure l’analyse

Le GLP-1 (glucagon-like peptide 1) est une hormone fabriquée par des cellules endocrines de la paroi de l’intestin, les cellules L, à partir du proglucagon, le précurseur qui donne aussi le glucagon. Après un repas, il stimule la sécrétion d’insuline (c’est ce qu’on appelle un effet « incrétine »), freine celle du glucagon, ralentit la vidange de l’estomac et participe à la régulation de l’appétit (Holst, 2007).

Sa durée de vie est très courte. Une enzyme, la DPP-4 (dipeptidyl peptidase 4), l’inactive en quelques minutes. Le fabricant ALPCO situe la demi-vie de la forme active, le GLP-1 (7-36) amide, entre une minute et demie et deux minutes. On distingue donc le GLP-1 actif, ses métabolites inactifs et le GLP-1 total, qui regroupe plusieurs formes.

Comment se passe le prélèvement

La fragilité du GLP-1 impose un prélèvement spécifique. Le sang est recueilli dans un tube EDTA contenant un inhibiteur de la DPP-4. Certains fabricants proposent un tube préparé, d’autres demandent d’ajouter l’inhibiteur à la main juste après le prélèvement. Le tube est ensuite placé sur la glace. Pour son kit de GLP-1 actif, ALPCO demande une centrifugation à froid dans l’heure. Sans inhibiteur, la forme active est détruite et le résultat est sous-estimé.

L’état à jeun ou après un repas change beaucoup la valeur : le moment du dernier repas doit être noté par le préleveur.

Comment lire le résultat

Il n’existe pas d’intervalle de référence reconnu pour le GLP-1. Cette fiche ne donne donc aucun repère chiffré. Le résultat s’exprime en pmol/L.

Les kits du commerce ne mesurent pas les mêmes formes. Une comparaison publiée a montré que le kit MSD « total » détectait les six formes de GLP-1, mais récupérait mal les formes inactives dans le plasma. Elle a montré que le kit Millipore « total » détectait surtout les formes amidées dans le plasma. Enfin, l’allure de la réponse après un repas était semblable d’un kit à l’autre, mais les concentrations absolues variaient (Bak et coll., 2014).

Ce qui compte : un protocole standardisé (repas test, heures de prélèvement fixes) et toujours le même kit. Une valeur isolée à jeun donne très peu d’information.

Ce que dit la science

La physiologie du GLP-1 est bien établie (Holst, 2007 ; Gribble et Reimann, 2021). Son rôle d’incrétine a conduit à des médicaments qui activent son récepteur ou qui ralentissent sa dégradation en bloquant la DPP-4. Chez des personnes traitées par un inhibiteur de la DPP-4, les kits ELISA du commerce peuvent sous-estimer l’activité des incrétines, d’après une étude comparant un bioessai à ces kits (Front Endocrinol, 2020).

Le dosage reste surtout expérimental : on le mesure dans des protocoles de repas test, par exemple pour comparer l’effet d’un régime ou d’un médicament. À notre connaissance, aucune recommandation officielle ne prévoit son dosage en pratique courante. Niveau de preuve : émergent.

Les analyses à associer

Le GLP-1 se lit avec le glucagon (que le GLP-1 freine après un repas), l’insuline à jeun, le peptide C (qui reflète la production d’insuline par le pancréas) et la ghréline, une autre hormone digestive qui agit sur l’appétit.

À retenir

  • Le GLP-1 est détruit en quelques minutes : le tube doit contenir un inhibiteur de la DPP-4.
  • Il augmente après un repas, donc l’heure du dernier repas compte.
  • Les kits ne mesurent pas tous les mêmes formes et leurs résultats ne se comparent pas.
  • Dosage de recherche, sans intervalle de référence reconnu.

Testez-vous 4 questions pour vérifier ce que vous avez retenu

Une question à la fois, la réponse expliquée tout de suite.

  1. 01Pourquoi le tube de prélèvement du GLP-1 contient-il un inhibiteur de la DPP-4 ?

  2. 02Où le GLP-1 est-il produit ?

  3. 03Quand le GLP-1 augmente-t-il surtout ?

  4. 04Peut-on comparer sans précaution des GLP-1 dosés avec des kits différents ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 6

  1. 1Holst JJ. The physiology of glucagon-like peptide 1. Physiol Rev 2007;87(4):1409-1439. doi:10.1152/physrev.00034.2006.
  2. 2Gribble FM, Reimann F. Metabolic messengers: glucagon-like peptide 1. Nat Metab 2021;3. doi:10.1038/s42255-020-00327-x.
  3. 3Bak MJ, Wewer Albrechtsen NJ, Pedersen J, Knop FK, Vilsbøll T, Jørgensen NB, Hartmann B, Deacon CF, Dragsted LO, Holst JJ. Specificity and sensitivity of commercially available assays for glucagon-like peptide-1 (GLP-1): implications for GLP-1 measurements in clinical studies. Diabetes Obes Metab 2014. PMID 25041349.
  4. 4ALPCO. How to properly collect and handle GLP-1 samples (guide du fabricant pour le kit STELLUX Chemi Active GLP-1).

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.