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Bêta-prégnanediol

Aussi appelée β-prégnanediol · Prégnanediol urinaire · 5β-prégnane-3α,20α-diol · βPg

Le bêta-prégnanediol est le principal produit d’élimination urinaire de la progestérone. Son dosage reflète la production de progestérone, surtout après l’ovulation, mais ne remplace pas le dosage sanguin pour confirmer l’ovulation.

Recueil d’urinesFamille : hormones sexuelles et fertilitéPreuve émergente

Testez-vous en 5 questions

Le cadran

  • Sous le repère DUTCH, homme moins de 75 ng/mg de créatinine
  • Repère DUTCH, homme 75 à 400 ng/mg de créatinine
  • Au-dessus du repère DUTCH, homme plus de 400 ng/mg de créatinine

Homme · Source des repères : Precision Analytical (DUTCH), rapport type Homme v1.5.2 (2025), urine séchée, GC-MS/MS, ng/mg de créatinine.

ng/mg de créatinine

Les seuils changent d’un laboratoire à l’autre : ceux de votre compte rendu passent avant. Rien n’est envoyé, le calcul se fait dans votre navigateur.

En bref

Cette analyse mesure, dans l’urine, le principal produit d’élimination de la progestérone, l’hormone qui monte après l’ovulation. Elle donne une image de la production d’hormone et se lit en fonction du moment du cycle.

À lire avec

Recueil d’urinesDUTCH Complete, DUTCH Plus, Cycle Mapping et Cycle Mapping Plus (Precision Analytical). Bandelettes urinaires de prégnanediol glucuronide (PdG) : autre mesure. La progestérone sanguine reste la référence pour confirmer l’ovulation.

ng/mg de créatininePreuve émergente10 sources

Profil sportif

Chez la sportive, un déficit énergétique prolongé peut perturber l’ovulation et faire baisser le bêta-prégnanediol sur tout le cycle (consensus IOC 2023 sur le REDs). Un effort intense avant le recueil peut aussi modifier le résultat (consigne DUTCH Plus). Une valeur basse en phase lutéale chez une sportive est une piste à discuter avec un médecin du sport, pas un diagnostic.

Pourquoi on la demande

  • Estimer, par un dosage urinaire, si une ovulation a eu lieu et quelle est la production de progestérone en phase lutéale.
  • Suivre, avec un médecin, un traitement contenant de la progestérone.
  • Explorer, en complément d’autres examens, un cycle irrégulier, une aménorrhée ou une difficulté à concevoir.
  • Cartographier un cycle entier avec une formule de prélèvements quotidiens (Cycle Mapping).
  • Documenter la production de progestérone d’origine surrénalienne chez l’homme ou après la ménopause.

Valeur basse, valeur haute

Causes d’une valeur basse

  • Absence d’ovulation ou phase lutéale courte.
  • Ménopause : la production ovarienne de progestérone est très faible.
  • Contraception hormonale qui freine l’ovulation.
  • Recueil hors phase lutéale chez une femme réglée.
  • Déficit énergétique prolongé (REDs), pouvant perturber l’ovulation.

Causes d’une valeur haute

  • Phase lutéale d’un cycle ovulatoire.
  • Prise de progestérone par voie orale ou autre voie.
  • Grossesse, où la production de progestérone est très élevée et où ces repères ne s’appliquent pas.
  • Production de progestérone d’origine surrénalienne élevée (rare).

À savoir : ce qui peut la fausser

  • Progestérone orale : elle fait monter fortement le bêta-prégnanediol, avec des repères spécifiques du laboratoire.
  • Œstrogènes oraux (72 heures), DHEA orale (48 heures), prégnénolone (72 heures) avant le recueil : consigne DUTCH.
  • Moment du cycle : le repère lutéal correspond à un recueil entre les jours 19 et 22 d’un cycle de 28 jours.
  • Contraception hormonale : elle freine l’ovulation et donc la production de progestérone.
  • Caféine, alcool et effort intense le jour du recueil (consigne DUTCH Plus).
  • Erreur de recueil, contamination, anomalie de créatinine, collecte hors du bon créneau (Newman, 2026).
  • Confusion avec le prégnanediol glucuronide (PdG) des bandelettes urinaires : ce n’est pas la même mesure.

Ce que mesure l’analyse

La progestérone est une hormone produite surtout par l’ovaire après l’ovulation, par les glandes surrénales et, en petite quantité, par le testicule. Elle prépare l’utérus à une éventuelle grossesse. Le foie la transforme ensuite en plusieurs molécules éliminées dans l’urine. Le métabolite principal est le 5β-prégnane-3α,20α-diol, appelé bêta-prégnanediol ou, plus simplement, « prégnanediol » : c’est le plus abondant des deux prégnanediols dosés par Precision Analytical (l’autre est l’alpha-prégnanediol).

Le dosage urinaire donne donc une image indirecte de la production de progestérone sur plusieurs heures. Dans l’étude de Newman (2019), les concentrations urinaires suivent la même évolution que celles du sang au cours du cycle chez quatre femmes.

Comment se passe le prélèvement

Chez Precision Analytical (DUTCH), vous déposez l’urine sur un papier filtre à quatre moments d’une journée : au réveil, deux heures plus tard, au dîner et au coucher. L’urine séchée est extraite, hydrolysée (les formes liées sont libérées) puis dosée par spectrométrie de masse (GC-MS/MS), et le résultat est rapporté à la créatinine. Consignes : pas d’œstrogènes oraux ni de prégnénolone dans les 72 heures précédentes, pas de DHEA orale dans les 48 heures, pas de pilule sautée sans l’accord de votre prescripteur. La progestérone orale se prend, selon le laboratoire, après l’échantillon du coucher. Évitez caféine, alcool et effort intense le jour du recueil.

Chez la femme réglée, le repère « lutéal » correspond à un recueil entre les jours 19 et 22 d’un cycle de 28 jours. Avec la formule Cycle Mapping, des prélèvements du premier matin sont faits tout au long du cycle, et c’est l’échantillon au bêta-prégnanediol le plus élevé qui sert aux autres dosages.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime en ng/mg de créatinine. Les repères DUTCH utilisés ici sont :

  • homme : de 75 à 400 ;
  • femme réglée, phase lutéale : de 600 à 2000 ;
  • femme réglée, phases folliculaire ou ovulatoire : de 100 à 300 ;
  • femme ménopausée : de 60 à 200.

Chez les femmes sous progestérone orale, le laboratoire applique un repère spécifique, de 2000 à 9000. Ces valeurs changent d’une version de rapport à l’autre : utilisez celles de votre propre compte rendu.

Ce qui compte vraiment : le moment du prélèvement. Une valeur basse en début de cycle est normale, puisque la progestérone ne monte qu’après l’ovulation. Une valeur basse en phase lutéale évoque une ovulation absente ou faible : c’est une piste, à confirmer par un dosage sanguin de progestérone et à discuter avec un médecin. La pilule contraceptive freine l’ovulation et fait donc baisser la valeur.

Ce que dit la science

Le dosage de métabolites urinaires de la progestérone est étudié depuis longtemps. L’étude de Newman (2019), réalisée par le laboratoire qui commercialise le test mais analysée par un tiers indépendant, conclut que le dosage sur urine séchée est un bon substitut du dosage sanguin pour la progestérone chez la femme préménopausée et ménopausée.

Un autre travail porte sur une mesure voisine mais différente. Ecochard (2013) a étudié le prégnanediol-3α-glucuronide (PdG), mesuré par immunodosage dans l’urine du premier matin : trois jours consécutifs au-dessus de 5 µg/mL après le premier test LH positif ou après la fin de la glaire fertile confirmaient l’ovulation avec 100 % de spécificité. Ce résultat ne s’applique pas au β-prégnanediol du DUTCH, dosé après hydrolyse et rapporté à la créatinine. La référence pour confirmer l’ovulation reste la progestérone sanguine : dans l’étude de Leiva (2019), l’ovulation était confirmée par une progestérone sérique d’au moins 5 ng/mL.

Aucune autorité de santé ne recommande ce dosage urinaire en première intention, à notre connaissance. Les repères viennent du laboratoire.

Les analyses à associer

L’alpha-prégnanediol est le second métabolite de la progestérone. La progestérone sanguine est la référence pour l’ovulation. L’œstradiol et l’hormone lutéinisante situent le cycle.

À retenir

  • Le bêta-prégnanediol est le principal métabolite urinaire de la progestérone.
  • Ses repères DUTCH dépendent du sexe, de la phase du cycle et de la ménopause.
  • Il ne s’interprète qu’en connaissant le jour du cycle et la prise éventuelle de progestérone ou de pilule.
  • Le prégnanediol glucuronide des bandelettes est une autre mesure : ne les comparez pas.
  • Un résultat bas en phase lutéale se confirme par une progestérone sanguine et se discute avec un médecin.

Testez-vous 5 questions pour vérifier ce que vous avez retenu

Une question à la fois, la réponse expliquée tout de suite.

  1. 01Chez la femme en phase lutéale, quel est le repère DUTCH du β-prégnanediol ?

  2. 02Le prégnanediol glucuronide (PdG) des bandelettes et le β-prégnanediol du DUTCH sont…

  3. 03À quel moment faut-il prélever pour utiliser le repère « lutéal » ?

  4. 04Un β-prégnanediol bas en phase lutéale suggère…

  5. 05Chez l’homme, quel est le repère DUTCH du β-prégnanediol ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 10

  1. 1Precision Analytical (DUTCH). Rapport type Femme « DUTCH Complete », v1.6.0
  2. 2Precision Analytical (DUTCH). Rapport type Femme « DUTCH Plus + Cycle Mapping » (repères folliculaire, ovulatoire et sous progestérone orale)
  3. 3Precision Analytical (DUTCH). Rapport type Homme, v1.5.2 (2025)
  4. 4Precision Analytical (DUTCH). Instructions de recueil DUTCH Complete

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.