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Santé

Sport (musculation ou cardio) le soir : quels effets sur le sommeil ?

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Crédit photo © Adobe Stock
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Le sommeil est un élément essentiel de notre santé et de notre bien-être. Pourtant, de nombreux facteurs peuvent perturber sa qualité et sa quantité, notamment la pratique d’une activité physique en fin de journée.

Récemment, une étude1 s’est penchée sur les effets de l’entraînement le soir sur le sommeil chez de jeunes athlètes.

Les résultats sont sans appel : mieux vaut lever le pied avant d’aller se coucher !

Une étude pour évaluer l’impact de l’exercice vespéral

Des chercheurs en physiologie du sommeil de l’université de Caen et du CHU de Caen ont mené une étude auprès de 16 athlètes âgés de 21 à 27 ans, sans troubles du sommeil, pour évaluer les effets de l’activité sportive le soir.

Plusieurs paramètres ont été mesurés : la quantité et la qualité objective du sommeil par polysomnographie, l’activité cérébrale par électroencéphalographie (EEG), ainsi que les taux de cortisol salivaire comme marqueur de stress.

Des analyses statistiques poussées ont permis de comparer les différentes conditions.

Une altération du sommeil mise en évidence

Les résultats de cette étude sont sans appel : la pratique d’une activité physique intense le soir diminue significativement la quantité et la qualité du sommeil. En effet, après un entraînement de musculation ou d’endurance, les athlètes présentaient :

  • Une réduction du temps de sommeil total surtout avec l’entraînement cardio ;
  • Allongement du délai d’endormissement ;
  • Une augmentation des micro-éveils nocturnes ;
  • Une diminution du sommeil profond réparateur.

En parallèle, l’analyse de l’activité cérébrale révèle une élévation anormale des ondes alpha et thêta durant certaines phases du sommeil chez les athlètes ayant effectué un exercice le soir.

Ces résultats témoignent d’un état d’hypervigilance et de stress du cerveau, peu propice à un sommeil récupérateur.

De plus, après un entraînement d’endurance, une augmentation significative des taux de cortisol salivaire a été constatée.

Cette hormone de stress traduit un état d’hyperexcitation de l’organisme, qui persiste la nuit et nuit à la qualité du sommeil.

Des effets délétères à confirmer

Ces résultats appellent néanmoins à la prudence. Bien que rigoureuse sur le plan méthodologique, cette étude doit être reproduite sur un échantillon plus large, incluant différents profils de sportifs. Elle n’exclut pas non plus un possible effet d’accoutumance à l’entraînement le soir à long terme.

Toutefois, ce travail renforce le rationnel physiologique d’une perturbation du sommeil après un entraînement de fin de journée. En effet, ce dernier induit une cascade de réactions neuroendocriniennes (sécrétion de cortisol, catécholamines…) qui maintiennent l’organisme en état d’éveil, empêchant l’endormissement et fragmentant le sommeil.

Ce qu’il faut retenir

Pour préserver son capital sommeil, mieux vaut s’abstenir d’un entraînement trop intense avant d’aller se coucher et respecter un délai minimum de 1 à 2 heures.

Si vous êtes adepte du sport tardif, réduisez la durée et l’intensité de votre séance.. Votre sommeil, et votre santé, vous en remercieront !

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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