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Étude · Prévention

Sommeil excessif : pourquoi trop dormir pourrait nuire à votre mémoire

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Crédit photo © Docteur-Fitness.com
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On nous répète souvent qu’une longue nuit est synonyme de récupération maximale. Pourtant, la science commence à renverser l’idée reçue. Et si dormir trop longtemps pouvait en réalité être mauvais pour votre cerveau ?

Le mythe du « plus on dort, mieux c’est »

Pendant des années, on a cru que dormir davantage était bénéfique, surtout pour la mémoire, la concentration, et la santé générale du cerveau. Après tout, c’est pendant le sommeil que certaines phases essentielles au nettoyage des toxines cérébrales se produisent.

Mais une étude récente, publiée dans la revue Alzheimer’s & Dementia1, apporte un éclairage très différent : au-delà de certaines heures de sommeil, les performances cognitives diminueraient plutôt qu’elles ne s’améliorent.

Plus de 9 heures par nuit : un signal d’alarme ?

Les chercheurs ont analysé les données de près de 1 900 adultes âgés de 27 à 85 ans, tous sans démence ni antécédent d’AVC. Ils ont comparé la durée de sommeil déclarée avec des tests mesurant la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives (comme la planification et la prise de décision).

Résultat marquant : Dormir plus de 9 heures régulièrement est associé à des performances cérébrales plus faibles.

Les gros dormeurs ont obtenu des scores moins bons que ceux dormant entre 7 et 8 heures, notamment pour :

  • La mémoire,
  • Les capacités visuo-spatiales (comme se repérer dans l’espace),
  • Les fonctions exécutives (organisation, planification).

Et la dépression dans tout ça ?

Ce lien entre sommeil long et baisse des performances cognitives est encore plus fort chez les personnes souffrant de symptômes dépressifs.

Cela ne signifie pas que dormir beaucoup cause la dépression, mais plutôt que :

  • Dormir trop longtemps peut être un symptôme ou une conséquence de troubles psychologiques,
  • Ou que chez certaines personnes, cela va de pair avec une baisse d’efficacité cérébrale.

Autrement dit, ce n’est pas nécessairement dormir qui diminue les capacités du cerveau, mais peut-être plutôt que des mécanismes sous-jacents (dépression, mauvaise qualité de sommeil…) influencent les deux.

Pourquoi ce constat ?

Plusieurs hypothèses expliquent ces résultats :

Un sommeil inefficace

Dormir longtemps ne garantit pas un sommeil réparateur. Parfois, des réveils fréquents, des micro-réveils ou une faible proportion de sommeil profond peuvent conduire à de longues durées sans réellement récupérer.

Un signal de fragilités sous-jacentes

Des nuits très longues pourraient révélér une qualité de sommeil médiocre, un stress, une dépression, ou encore une inflammation, qui affectent le cerveau.

Relation en forme de « U »

Les travaux scientifiques montrent souvent une relation en U entre durée du sommeil et santé cognitive : Trop peu ou trop long sont tous deux associés à de moins bonnes performances cérébrales.

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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