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SangImmunité et anticorpsPreuve courante

Sous-classes d’IgG

Aussi appelée IgG1 · IgG2 · IgG3 · IgG4

Les repères

  • IgG4 : intervalle de référence 0,039 à 0,864 g/L (IgG4)
  • IgG3 : intervalle de référence 0,218 à 1,761 g/L (IgG3)
  • IgG4 au-dessus du seuil des critères diagnostiques de la mal plus de 1,35 g/L (IgG4)
  • IgG2 : intervalle de référence 2,418 à 7,003 g/L (IgG2)
  • IgG1 : intervalle de référence 3,824 à 9,286 g/L (IgG1)

Source : Manchester University NHS Foundation Trust, Immunology, sous-classes d'IgG par turbidimétrie, adulte de plus de 18 ans, g/L (octobre 2025) ; Umehara H et al., critères diagnostiques de la maladie liée aux IgG4, Mod Rheumatol 2012 (IgG4 sérique > 135 mg/dL, soit 1,35 g/L). Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

Les IgG se divisent en quatre sous-classes aux rôles différents. Leur dosage, réservé à des situations précises, précise un déficit immunitaire partiel ou oriente vers une maladie liée aux IgG4.

Pourquoi on la demande

  • Compléter, en second temps, le bilan d'infections bactériennes répétées avec des IgG totales normales.
  • Explorer une mauvaise réponse aux vaccins dirigés contre les bactéries entourées d'une capsule de sucres.
  • Rechercher une maladie liée aux IgG4, devant une atteinte du pancréas, des glandes salivaires ou des reins.
  • Compléter le bilan d'une hausse des IgG.

Ce qui peut la fausser

  • Méthode et population : les intervalles de référence varient beaucoup d'un laboratoire à l'autre.
  • Âge : les valeurs de l'enfant diffèrent de celles de l'adulte.
  • Mêmes causes de variation que les IgG totales : traitements, pertes de protéines, grossesse.
  • Confusion avec les « IgG alimentaires », un autre test sans intérêt démontré en allergie.
  • Dosage répété trop tôt : certains laboratoires ne le refont pas avant 6 mois.

Causes d’une valeur haute

  • Maladie liée aux IgG4 (IgG4 élevées)
  • Infections chroniques ou inflammation durable
  • Immunoglobuline monoclonale IgG

Causes d’une valeur basse

  • Déficit d'une ou plusieurs sous-classes
  • Mêmes causes acquises que les IgG totales : traitements, pertes de protéines

Prise de sangBilan de déficit immunitaire en second temps ; bilan de maladie liée aux IgG4.

g/LPreuve courante5 sources

Ce que mesure l’analyse

Les anticorps de type IgG se répartissent en quatre familles, chacune spécialisée contre certains microbes. Leur dosage sert à préciser un déficit partiel de l'immunité ou à rechercher une maladie inflammatoire rare liée à l'une d'elles.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Les immunoglobulines G (IgG) sont les anticorps les plus abondants du sang. Elles se divisent en quatre sous-classes, numérotées de 1 à 4 par ordre d’abondance. Chacune a un profil d’action un peu différent :

  • IgG1 : la plus abondante, surtout dirigée contre les protéines des microbes et des vaccins ;
  • IgG2 : importante contre les sucres qui forment la capsule de certaines bactéries, comme le pneumocoque ;
  • IgG3 : peu abondante mais très active, notamment pour activer le complément ;
  • IgG4 : produite lors d’expositions prolongées à un même antigène, avec un rôle plutôt modérateur.

Le total de ces quatre sous-classes correspond aux IgG totales. Une personne peut avoir des IgG totales normales mais manquer d’une sous-classe, ce qui peut l’exposer à certaines infections. À l’inverse, une hausse isolée des IgG4 peut orienter vers une maladie rare, la maladie liée aux IgG4.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique sur sérum, sans préparation particulière. Le dosage se fait par turbidimétrie ou néphélométrie. Le laboratoire d’immunologie de Manchester University NHS Foundation Trust, au Royaume-Uni, précise qu’il ne refait pas ce dosage avant 6 mois.

Signalez les traitements qui agissent sur l’immunité, une grossesse ou une perte de protéines connue : ils modifient toutes les IgG.

Comment lire le résultat

Les résultats s’expriment en grammes par litre (g/L). À titre d’exemple, le laboratoire de Manchester donne chez l’adulte de plus de 18 ans, par turbidimétrie :

  • IgG1 : 3,824 à 9,286 g/L ;
  • IgG2 : 2,418 à 7,003 g/L ;
  • IgG3 : 0,218 à 1,761 g/L ;
  • IgG4 : 0,039 à 0,864 g/L.

Ces intervalles varient selon la méthode et la population. Une étude menée sur 636 adultes chinois en bonne santé, en néphélométrie Siemens (Li et al., Allergy, Asthma & Clinical Immunology, 2017), retient par exemple 0,05 à 1,54 g/L pour l’IgG4. Comparez toujours votre résultat aux valeurs du laboratoire qui l’a mesuré.

Une sous-classe basse, avec des infections bactériennes répétées ou une mauvaise réponse aux vaccins dirigés contre les bactéries à capsule, peut orienter vers un déficit partiel de l’immunité. Une sous-classe basse sans infection n’a souvent pas de conséquence clinique claire.

Une IgG4 élevée fait partie des critères de la maladie liée aux IgG4. Les critères diagnostiques d’Umehara et ses collègues (Modern Rheumatology, 2012) retiennent une IgG4 sérique supérieure à 135 mg/dL, soit 1,35 g/L, associée à une infiltration caractéristique sur une biopsie. Un taux élevé seul ne suffit pas.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est intermédiaire. Le PNDS de la HAS sur les déficits immunitaires héréditaires précise que le dosage des sous-classes d’IgG n’est pas un examen à prescrire en première intention. Il vient après l’hémogramme et le dosage des IgG, IgA et IgM.

La maladie liée aux IgG4 est une maladie inflammatoire qui peut toucher le pancréas, les glandes salivaires et lacrymales, les reins et d’autres organes. Selon Umehara et ses collègues, leurs critères combinés aux critères propres à chaque organe atteignent une très bonne sensibilité pour certaines atteintes, comme celles des glandes et des reins.

Attention à une confusion fréquente. Les tests dits d’« IgG alimentaires », qui mesurent des IgG dirigées contre des aliments, n’ont rien à voir avec le dosage des sous-classes. La HAS, dans son rapport de 2018 sur la pertinence des soins en allergologie, range le dosage des IgG parmi les tests dont l’efficacité n’est pas démontrée pour le diagnostic des allergies.

Les analyses à associer

  • Immunoglobulines G : le taux total, à lire avec les sous-classes.
  • Immunoglobulines A : un déficit associé est possible.
  • Électrophorèse des protéines sériques : pour repérer un pic monoclonal.

À retenir

  • Les IgG se divisent en quatre sous-classes aux rôles différents.
  • Leur dosage est un examen de second temps, après les IgG totales.
  • Les intervalles de référence varient beaucoup selon la méthode et la population.
  • Une IgG4 au-dessus de 1,35 g/L fait partie des critères de la maladie liée aux IgG4, avec une biopsie.
  • Les « IgG alimentaires » sont un autre test, sans intérêt démontré en allergie.

Testez-vous

4 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Une IgG4 au-dessus de 1,35 g/L…

  2. 02Faut-il doser les sous-classes en première intention devant des infections répétées ?

  3. 03Les « IgG alimentaires » mesurent-elles les sous-classes d'IgG ?

  4. 04Les intervalles de référence des sous-classes sont-ils les mêmes partout ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 5

  1. 1Manchester University NHS Foundation Trust (Royaume-Uni), Division of Laboratory Medicine, Immunology. IgG subclasses : turbidimétrie, valeurs de l'adulte de plus de 18 ans, mise à jour d'octobre 2025.
  2. 2Li P, Liu Z, Wu Z, et al. Adult reference intervals for IgG subclasses with Siemens immunonephelometric assays in Chinese population. Allergy Asthma Clin Immunol. 2017;13:44.
  3. 3Umehara H, Okazaki K, Masaki Y, et al. Comprehensive diagnostic criteria for IgG4-related disease (IgG4-RD), 2011. Mod Rheumatol. 2012;22(1):21-30. PMID 22218969.
  4. 4HAS, Centre de référence des déficits immunitaires héréditaires (CEREDIH). Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Déficits immunitaires héréditaires, adultes et enfants, mise à jour de décembre 2022 (publication 2023). https://www.has-sante.fr/jcms/p_3431473/fr/deficits-immunitaires-hereditaires — copie

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.