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SangImmunité et anticorpsPreuve validée

Immunoglobulines G

Aussi appelée IgG · Immunoglobulines G sériques · Gammaglobulines G

Les repères

  • Basses moins de 7 g/L
  • Valeurs de référence (adulte et adolescent) 7 à 16 g/L
  • Élevées plus de 16 g/L

Adulte · Source : Eurofins Biomnis, Précis de biopathologie « Immunoglobulines G, A, M », adultes et adolescents, standard CRM 470, g/L (2012). Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

Les immunoglobulines G sont les anticorps les plus abondants du sang et assurent la mémoire de l'immunité. Leur dosage aide à repérer un déficit immunitaire ou une production excessive d'anticorps.

Pourquoi on la demande

  • Rechercher un déficit de l'immunité devant des infections bactériennes ORL ou pulmonaires répétées.
  • Faire le point sur les anticorps avant ou pendant certains traitements qui affaiblissent l'immunité.
  • Compléter une électrophorèse des protéines montrant des gammaglobulines anormales.
  • Évaluer les anticorps restants autour d'une immunoglobuline monoclonale.
  • Explorer une hausse diffuse des anticorps, par exemple dans une maladie du foie ou une maladie auto-immune.

Ce qui peut la fausser

  • Âge : chez le nourrisson, les IgG viennent surtout de la mère ; les valeurs adultes sont atteintes vers 6 ans.
  • Grossesse : baisse fréquente au troisième trimestre.
  • Contraception œstroprogestative : baisse de 10 à 15 %.
  • Corticoïdes à forte dose, immunosuppresseurs, chimiothérapie, phénytoïne : baisse.
  • Pertes de protéines (syndrome néphrotique, entéropathie, brûlures étendues) : baisse.
  • Vie en zone tropicale : IgG environ deux fois plus élevées.
  • Une immunoglobuline monoclonale se mesure mal par ce dosage : l'électrophorèse est la méthode adaptée.

Causes d’une valeur haute

  • Infections chroniques ou répétées
  • Maladie auto-immune (lupus, syndrome de Sjögren)
  • Maladie chronique du foie
  • Immunoglobuline monoclonale IgG (gammapathie de signification indéterminée, myélome)

Causes d’une valeur basse

  • Médicaments : corticoïdes à forte dose, immunosuppresseurs, chimiothérapie
  • Pertes : syndrome néphrotique, entéropathie exsudative, brûlures
  • Hémopathie : leucémie lymphoïde chronique, certains lymphomes ou myélomes
  • Dénutrition sévère
  • Déficit immunitaire héréditaire, dont le déficit immunitaire commun variable

Prise de sangDosage pondéral des immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) ; bilan de déficit immunitaire ; bilan d'une immunoglobuline monoclonale.

g/LPreuve validée2 sources

Ce que mesure l’analyse

Les IgG sont les anticorps les plus nombreux du sang, fabriqués après un premier contact avec un microbe ou un vaccin. Un taux bas peut exposer aux infections, un taux haut traduit souvent une stimulation de l'immunité.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Les immunoglobulines, ou anticorps, sont des protéines fabriquées par les plasmocytes, des globules blancs spécialisés issus des lymphocytes B. Elles reconnaissent les microbes et aident l’organisme à les éliminer. Il en existe cinq classes : IgG, IgA, IgM, IgD et IgE.

Les IgG sont les plus abondantes du sang. Elles dominent la réponse dite secondaire, celle qui suit un deuxième contact avec un microbe ou un rappel de vaccin. Elles assurent la mémoire de l’immunité et durent longtemps.

Ce sont aussi les seules à traverser le placenta. Le nouveau-né naît donc avec les IgG de sa mère, qui le protègent ses premiers mois, le temps qu’il fabrique les siennes. Les IgG se divisent en quatre sous-classes, IgG1 à IgG4, qui font l’objet d’une fiche à part.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique, sans préparation particulière. Selon le Précis de biopathologie d’Eurofins Biomnis, le dosage se fait par immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie, des techniques qui mesurent le trouble créé par la réaction entre les IgG et des anticorps de réactif. Les laboratoires s’étalonnent sur un standard international, le CRM 470.

Signalez une grossesse, une contraception œstroprogestative et tout traitement qui agit sur l’immunité : corticoïdes, immunosuppresseurs, chimiothérapie.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime en grammes par litre (g/L). Biomnis donne chez l’adulte et l’adolescent des valeurs de référence de 7 à 16 g/L.

Chez l’enfant, les valeurs changent beaucoup avec l’âge. À la naissance, le taux est proche de celui de l’adulte, mais il s’agit surtout des IgG maternelles. Il baisse ensuite : environ 2,5 à 5 g/L vers 3 mois, puis 5 à 9 g/L vers un an. Les valeurs adultes sont atteintes vers 6 ans. Le PNDS de la HAS sur les déficits immunitaires héréditaires rappelle que les IgG ne s’interprètent pas avant quelques mois de vie.

Des IgG basses ont surtout des causes acquises : traitements immunosuppresseurs, pertes de protéines par les reins ou l’intestin, certaines hémopathies, dénutrition sévère. Les déficits héréditaires sont plus rares, comme le déficit immunitaire commun variable, qui se révèle à l’adolescence ou à l’âge adulte.

Des IgG élevées traduisent souvent une stimulation diffuse de l’immunité : infections chroniques, maladies auto-immunes, maladie chronique du foie. Elles peuvent aussi venir d’une immunoglobuline monoclonale, que l’électrophorèse permet de repérer. Biomnis insiste : un pic monoclonal ne se quantifie pas correctement par ce dosage.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est élevé. Le dosage des IgG, IgA et IgM fait partie des examens de première intention recommandés par le PNDS de la HAS devant un déficit immunitaire suspecté, avec l’hémogramme.

Ce PNDS rappelle que le signe d’appel le plus fréquent d’un déficit est la survenue d’infections. Chez l’adulte, plus de deux otites, sinusites ou pneumonies par an doivent faire évoquer un déficit. Chez l’enfant, les seuils dépendent de l’âge. Les déficits portant sur les anticorps sont les plus fréquents des déficits immunitaires héréditaires.

Plusieurs facteurs physiologiques modifient les IgG, selon Biomnis : une baisse fréquente au troisième trimestre de grossesse, une baisse de 10 à 15 % sous contraception orale, et des taux environ deux fois plus élevés chez les personnes vivant en zone tropicale. Un résultat se lit donc toujours avec le contexte.

Les analyses à associer

  • Immunoglobulines A et immunoglobulines M : les deux autres classes du bilan de première intention.
  • Électrophorèse des protéines sériques : pour voir la zone des gammaglobulines et repérer un pic.
  • Sous-classes d’IgG : en second temps, quand les IgG totales sont normales malgré des infections.

À retenir

  • Les IgG sont les anticorps les plus abondants et assurent la mémoire de l’immunité.
  • Biomnis donne 7 à 16 g/L chez l’adulte.
  • Chez le nourrisson, elles viennent surtout de la mère et ne s’interprètent pas comme chez l’adulte.
  • Des infections bactériennes répétées justifient leur dosage, avec les IgA et les IgM.
  • Un pic monoclonal se mesure par électrophorèse, pas par ce dosage.

Testez-vous

5 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Des IgG entre 7 et 16 g/L chez l'adulte, c'est…

  2. 02Pourquoi les IgG d'un bébé de quelques semaines ne se lisent-elles pas comme celles d'un adulte ?

  3. 03La pilule œstroprogestative peut-elle modifier le taux d'IgG ?

  4. 04Des otites, sinusites ou pneumonies répétées chez un adulte justifient-elles ce dosage ?

  5. 05Un pic monoclonal IgG se mesure-t-il bien par ce dosage ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 2

  1. 1Eurofins Biomnis. Précis de biopathologie, analyses médicales spécialisées : Immunoglobulines G, A, M (immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie, standard CRM 470). 2012.
  2. 2HAS, Centre de référence des déficits immunitaires héréditaires (CEREDIH). Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Déficits immunitaires héréditaires, adultes et enfants, mise à jour de décembre 2022 (publication 2023). https://www.has-sante.fr/jcms/p_3431473/fr/deficits-immunitaires-hereditaires — copie

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.