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SangInfections et sérologiesPreuve courante

Sérologie Mycoplasma pneumoniae

Aussi appelée M. pneumoniae · IgM anti-Mycoplasma · Sérologie mycoplasme

La sérologie Mycoplasma pneumoniae recherche les anticorps contre une bactérie fréquente des pneumonies de l'enfant et du jeune adulte. Elle aide surtout après coup, car la PCR est la méthode préférée pour une infection aiguë.

Pourquoi on la demande

  • Rechercher la cause d'une pneumonie dite atypique, surtout chez l'enfant et le jeune adulte.
  • Confirmer après coup une infection, par une hausse des IgG entre deux prélèvements.
  • Explorer une complication hors des poumons, neurologique ou cardiaque, après une infection respiratoire.
  • Contribuer à la surveillance des épidémies en médecine de ville.

Ce qui peut la fausser

  • Prélèvement trop précoce : anticorps encore sous le seuil ; un second sérum quatorze à vingt et un jours plus tard est conseillé.
  • Adulte : réponse IgM variable, parfois absente.
  • Immunodépression : réponse en anticorps diminuée.
  • Nouveau-né et personne immunodéprimée : performances non établies pour certaines trousses.
  • Portage sans symptôme fréquent chez l'enfant : ni la sérologie ni la PCR ne le distinguent d'une infection.

Causes d’une valeur haute

  • IgG seules : contact passé
  • IgM positives : infection récente possible
  • Hausse des IgG d'un facteur quatre entre deux prélèvements : infection confirmée

Prise de sangBilan de pneumonie atypique ; bilan de complications neurologiques ou cardiaques après une infection respiratoire.

qualitatif (IgG et IgM)Preuve courante3 sources

Ce que mesure l’analyse

Ce test recherche les anticorps contre Mycoplasma pneumoniae, une bactérie responsable d'infections respiratoires et de pneumonies. Une seule prise de sang dit rarement si l'infection est en cours : deux prélèvements espacés sont souvent nécessaires.

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À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Mycoplasma pneumoniae est une bactérie qui infecte les voies respiratoires. Elle donne des bronchites et des pneumonies dites « atypiques », qui touchent beaucoup l’enfant et le jeune adulte. Selon Mayo Clinic Laboratories, elle est associée à environ 20 % des pneumonies acquises en dehors de l’hôpital. Elle peut aussi entraîner des complications hors des poumons, les plus fréquentes touchant le système nerveux et le cœur.

La sérologie recherche deux types d’anticorps : les IgM, qui apparaissent en premier, et les IgG, qui apparaissent ensuite et persistent plus longtemps.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique, sans préparation. Le moment compte. Au début de la maladie, les anticorps peuvent encore être indétectables. Mayo propose alors un second prélèvement 14 à 21 jours après le premier, et un nouveau contrôle 10 à 14 jours plus tard en cas d’IgG équivoques.

Pour diagnostiquer une infection aiguë, Mayo indique que la méthode préférée est la détection moléculaire : la PCR en temps réel, qui recherche le matériel génétique de la bactérie dans un prélèvement respiratoire, est rapide et sensible.

Comment lire le résultat

Le résultat est qualitatif : positif, négatif ou équivoque. Mayo Clinic Laboratories propose cette lecture :

  • IgG positives, IgM négatives : exposition passée ;
  • IgG et IgM positives : exposition antérieure détectée, infection récente possible ;
  • IgG et IgM négatives : une infection aiguë n’est pas exclue, les anticorps pouvant être encore trop bas.

La confirmation sérologique repose sur une hausse d’un facteur quatre des IgG entre deux prélèvements, quelques semaines après le début de la maladie. Mayo rappelle que la réponse IgM peut être variable chez l’adulte et diminuée chez la personne immunodéprimée, et que le diagnostic ne doit jamais reposer sur la seule sérologie.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est intermédiaire : la sérologie est couramment utilisée, mais elle a des limites bien établies et la PCR lui est préférée pour l’infection aiguë.

Une limite surprend souvent : le portage sans symptôme. Spuesens et ses collègues (PLoS Medicine, 2013) ont recherché la bactérie dans les voies respiratoires hautes de 726 enfants néerlandais. Ils l’ont trouvée chez 21,2 % des enfants sans symptôme et 16,2 % des enfants malades, une différence non significative. Ni la sérologie, ni la PCR quantitative, ni la culture ne permettaient de distinguer un simple portage d’une infection. Deux microbes ou plus étaient retrouvés chez plus de la moitié des enfants, malades ou non. La bactérie pouvait persister jusqu’à quatre mois, mais la plupart des enfants suivis étaient redevenus négatifs au bout d’un mois.

La France a connu une épidémie récente. Selon Santé publique France, une épidémie d’intensité inhabituelle a touché les enfants et les jeunes adultes à partir de novembre 2023, avec un pic début janvier 2024. En ville, la proportion de sérologies IgM positives a fortement augmenté chez les 5 à 44 ans entre fin octobre 2023 et fin janvier 2024. À l’hôpital, la surveillance repose sur la PCR, dont le taux de positivité a fortement augmenté entre octobre 2023 et la mi-janvier 2024 ; les passages aux urgences et les visites de SOS Médecins pour pneumonie ont, eux, nettement monté de fin octobre à fin décembre 2023. Fin mars 2024, les indicateurs se stabilisaient, mais restaient au-dessus des niveaux d’avant la pandémie de covid-19.

Les analyses à associer

  • Sérologie Chlamydia pneumoniae : une autre cause de pneumonie atypique.
  • Protéine C réactive, procalcitonine et globules blancs : l’intensité de l’inflammation et de l’infection.

À retenir

  • Mycoplasma pneumoniae est une cause fréquente de pneumonie chez l’enfant et le jeune adulte.
  • Pour une infection aiguë, la PCR est préférée à la sérologie.
  • Une seule sérologie conclut rarement : deux prélèvements espacés sont souvent utiles.
  • Une hausse des IgG d’un facteur quatre confirme l’infection.
  • Le portage sans symptôme est fréquent chez l’enfant.

Testez-vous

4 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Quelle méthode Mayo présente-t-il comme préférée pour diagnostiquer une infection aiguë ?

  2. 02Des IgG positives et des IgM négatives suggèrent…

  3. 03Comment la sérologie confirme-t-elle l'infection ?

  4. 04Chez un enfant, trouver la bactérie prouve-t-il qu'elle cause les symptômes ?

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Sources · 3

  1. 1Mayo Clinic Laboratories (Rochester, États-Unis). Mycoplasma pneumoniae Antibodies, IgG and IgM, Serum, test MYCO : immunodosage enzymatique, IgM confirmées par immunofluorescence.
  2. 2Santé publique France. Infections à Mycoplasma pneumoniae en France : point de situation au 24 mars 2024, mis à jour le 31 mai 2024.
  3. 3Spuesens EBM, Fraaij PLA, Visser EG, et al. Carriage of Mycoplasma pneumoniae in the upper respiratory tract of symptomatic and asymptomatic children: an observational study. PLoS Med. 2013;10(5):e1001444. PMID 23690754.

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