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SangInfections et sérologiesPreuve courante

Sérologie Chlamydia pneumoniae

Aussi appelée C. pneumoniae · Chlamydophila pneumoniae · Microimmunofluorescence (MIF)

Les repères

  • IgG : négatif moins de 64 titre IgG (MIF, Mayo)
  • IgM : négatif moins de 10 titre IgM (MIF, Mayo)
  • IgM : infection présumée plus de 10 titre IgM (MIF, Mayo)
  • IgG : infection à une date indéterminée 64 à 512 titre IgG (MIF, Mayo)
  • IgG : infection en cours présumée plus de 512 titre IgG (MIF, Mayo)

Source : Mayo Clinic Laboratories, test CHLAP, microimmunofluorescence ; titre exprimé par l'inverse de la dernière dilution positive. Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

La sérologie Chlamydia pneumoniae recherche les anticorps contre une bactérie qui cause des infections respiratoires, dont des pneumonies. Comme beaucoup d'adultes ont déjà des anticorps, un taux isolé se lit avec prudence.

Pourquoi on la demande

  • Rechercher la cause d'une pneumonie atypique ou d'une infection respiratoire prolongée.
  • Confirmer une infection récente par deux prélèvements espacés de dix à vingt et un jours.
  • Distinguer, avec d'autres examens, une infection à Chlamydia pneumoniae d'une infection à Mycoplasma pneumoniae.

Ce qui peut la fausser

  • Prélèvement trop précoce : anticorps parfois encore indétectables ; un second prélèvement est conseillé.
  • Réactions croisées entre espèces de Chlamydia au début d'une primo-infection.
  • IgG persistantes pendant des années après une infection ancienne.
  • Anticorps fréquents dans la population : 25 à 45 % des adultes en ont.
  • Techniques autres que la microimmunofluorescence : non recommandées par le CDC.
  • Un taux isolé d'IgG ne date pas l'infection ; les IgA ne prouvent pas une infection chronique.

Causes d’une valeur haute

  • Infection passée (cas le plus fréquent)
  • Infection en cours présumée : IgG très élevées ou IgM positives
  • Infection récente confirmée : hausse des IgG d'un facteur quatre

Prise de sangBilan de pneumonie atypique, souvent avec la sérologie Mycoplasma pneumoniae.

titre (inverse de la dernièrePreuve courante2 sources

Ce que mesure l’analyse

Ce test recherche les anticorps contre Chlamydia pneumoniae, une bactérie des infections respiratoires. Beaucoup d'adultes en ont déjà : seuls des taux très élevés ou une hausse entre deux prises de sang évoquent une infection récente.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Chlamydia pneumoniae est une bactérie qui vit à l’intérieur des cellules et infecte les voies respiratoires. Elle donne des infections respiratoires, dont des pneumonies dites atypiques. Selon Mayo Clinic Laboratories, elle est responsable d’environ 10 % des pneumonies. C’est une espèce différente de Chlamydia trachomatis, la bactérie sexuellement transmissible, que ce test ne recherche pas.

La sérologie recherche les IgM, qui apparaissent au début de l’infection, et les IgG, qui apparaissent plus tard et persistent. La technique recommandée est la microimmunofluorescence (MIF) : on dépose le sérum dilué sur des lames portant la bactérie, puis on repère au microscope la dernière dilution où les anticorps se fixent encore. Le résultat est un titre, par exemple 64 ou 512.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique, sans préparation. Un prélèvement trop précoce peut ne pas encore contenir d’anticorps. Mayo conseille un second prélèvement 10 à 21 jours après le premier, analysé en même temps que lui, ce qui permet de comparer les deux titres dans les mêmes conditions.

Comment lire le résultat

Mayo Clinic Laboratories (test CHLAP) donne ces repères pour Chlamydia pneumoniae :

  • IgM : négatives sous un titre de 10 ; un titre de 10 ou plus est un argument en faveur d’une infection ;
  • IgG : négatives sous 64 ; de 64 à 512 sur un seul prélèvement, infection à une date indéterminée ; 512 ou plus, infection en cours présumée ;
  • deux prélèvements : une multiplication du titre par quatre, ou un second titre d’au moins 512, indique une infection en cours.

Le titre se lit comme une dilution : un titre de 512 signifie que les anticorps sont encore détectés quand le sérum est dilué 512 fois. Le panel de Mayo rend aussi les résultats pour Chlamydia psittaci, une bactérie transmise par les oiseaux, avec un seuil différent : pour cette espèce, des IgG dès 64 sont déjà un argument en faveur d’une infection en cours.

Trois pièges compliquent la lecture. Ces anticorps sont fréquents : Mayo les détecte chez 25 à 45 % des adultes testés. Les IgG persistent des années, d’où l’importance de l’histoire clinique. Enfin, au début d’une infection, les anticorps peuvent réagir avec plusieurs espèces de Chlamydia.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est intermédiaire. La sérologie est utilisée, mais sa standardisation a longtemps posé problème. En 2001, le CDC américain et le laboratoire national canadien ont publié des recommandations (Dowell et al., Clinical Infectious Diseases). Elles ne retiennent que la microimmunofluorescence, proposent des définitions standardisées de l’« infection aiguë » et de l’« exposition passée », et déconseillent d’utiliser un titre isolé d’IgG pour affirmer une infection aiguë, ou les IgA pour affirmer une infection chronique.

Ces auteurs rappellent aussi que Chlamydia pneumoniae a été associée à l’athérosclérose et à d’autres maladies chroniques, mais que les résultats des laboratoires variaient beaucoup, faute de méthode de référence. Une sérologie positive ne permet donc pas de rattacher une maladie chronique à cette bactérie.

Les mêmes recommandations se sont penchées sur la détection directe de la bactérie. Sur 18 techniques de PCR publiées, seules 4 remplissaient les critères de validation proposés, et une culture positive devait être confirmée par PCR ou par repiquage de la souche. La qualité des laboratoires reste donc un enjeu, quelle que soit la méthode.

Les analyses à associer

  • Sérologie Mycoplasma pneumoniae : une autre cause de pneumonie atypique.
  • Protéine C réactive et procalcitonine : l’intensité de l’inflammation et de l’infection.

À retenir

  • La technique recommandée est la microimmunofluorescence, rendue en titres.
  • Beaucoup d’adultes ont des anticorps, témoins d’infections passées.
  • Chez Mayo, des IgG à 512 ou plus évoquent une infection en cours.
  • Deux prélèvements espacés, avec une hausse d’un facteur quatre, sont plus fiables qu’un taux isolé.
  • Une sérologie positive ne prouve pas un lien avec une maladie chronique.

Testez-vous

4 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Chez Mayo, des IgG anti-Chlamydia pneumoniae à un titre de 512 ou plus évoquent…

  2. 02Un titre d'IgG entre 64 et 512, sur un seul prélèvement, signifie…

  3. 03Avoir des anticorps anti-Chlamydia pneumoniae est-il rare chez l'adulte ?

  4. 04Des IgA élevées prouvent-elles une infection chronique ?

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Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 2

  1. 1Mayo Clinic Laboratories (Rochester, États-Unis). Chlamydia IgM and IgG Panel, Immunofluorescence, Serum, test CHLAP : microimmunofluorescence (MIF), titres.
  2. 2Dowell SF, Peeling RW, Boman J, et al. Standardizing Chlamydia pneumoniae assays: recommendations from the Centers for Disease Control and Prevention (USA) and the Laboratory Centre for Disease Control (Canada). Clin Infect Dis. 2001;33(4):492-503. PMID 11462186.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.