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SangInfections et sérologiesPreuve courante

Sérologie herpès simplex

Aussi appelée HSV-1 · HSV-2 · IgG anti-glycoprotéine G · Sérologie herpès génital

Les repères

  • Positif faible : faux positifs fréquents, confirmation par u 1,1 à 3 index HSV-2 (HerpeSelect, EIA)
  • Positif, au-delà de la zone de faux positifs fréquents décri plus de 3 index HSV-2 (HerpeSelect, EIA)

Source : CDC, Workowski KA et al., MMWR Recomm Rep 2021;70(4) : tests HSV-2 HerpeSelect (EIA) souvent faussement positifs pour un index de 1,1 à 3,0. Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

La sérologie de l'herpès recherche les anticorps contre les virus HSV-1 et HSV-2. Elle dit si vous avez déjà été infecté, mais pas où ni quand, et ses résultats faibles sont souvent faussement positifs.

Pourquoi on la demande

  • Explorer des symptômes génitaux récidivants ou atypiques quand la recherche du virus dans la lésion est négative.
  • Confirmer un herpès génital diagnostiqué seulement à l'examen, sans test virologique.
  • Évaluer la situation d'une personne dont le partenaire a un herpès génital.
  • Compléter un bilan d'infections sexuellement transmissibles chez une personne qui a eu des symptômes génitaux.

Ce qui peut la fausser

  • Test trop précoce : faux négatifs possibles au début ; le CDC conseille un nouveau test douze semaines après l'exposition supposée.
  • Index faible avec la trousse HerpeSelect HSV-2 : faux positifs fréquents ; une confirmation par une seconde méthode est nécessaire.
  • IgM : non spécifiques du type de virus et parfois positives lors des récurrences ; leur recherche n'est pas recommandée.
  • Tests non spécifiques de type : ils ne distinguent pas HSV-1 et HSV-2.
  • Sérologie HSV-1 : sensibilité faible, elle peut manquer des infections.
  • Séroconversion lente chez certaines personnes, parfois au-delà de six mois.

Causes d’une valeur haute

  • IgG anti-HSV-1 : infection le plus souvent orale, acquise dans l'enfance
  • IgG anti-HSV-2 : infection anogénitale, presque toujours acquise par voie sexuelle
  • Faux positif à index faible

Prise de sangBilan ciblé d'herpès génital ; bilan d'infections sexuellement transmissibles avec antécédents de symptômes.

index (IgG spécifiques de typePreuve courante5 sources

Profil sportif

Dans les sports de combat, l'herpès cutané se transmet par contact direct peau à peau : c'est l'herpès des gladiateurs. Belongia et ses collègues (NEJM, 1991) l'ont observé chez 34 % des 175 lutteurs d'un stage d'été, avec des lésions surtout sur la tête. Devant une lésion, le diagnostic repose sur la recherche du virus dans la lésion, pas sur la sérologie.

Ce que mesure l’analyse

Ce test recherche les anticorps contre les virus de l'herpès, de type un ou deux. Il montre une infection passée, souvent silencieuse, mais ne prouve pas qu'une lésion actuelle est due à l'herpès.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Les virus herpès simplex (HSV) sont de deux types. Le HSV-1 donne surtout l’herpès labial, le « bouton de fièvre », mais peut aussi toucher les organes génitaux. Le HSV-2 donne surtout l’herpès génital. Après la première infection, le virus reste dans l’organisme à vie, dans les nerfs, et peut se réactiver.

La sérologie recherche les IgG produites contre ces virus. Selon le CDC (2021), les anticorps apparaissent dans les premières semaines et persistent indéfiniment. Les tests utiles sont dits spécifiques de type : ils visent une protéine propre à chaque virus, la glycoprotéine G1 pour le HSV-1 et G2 pour le HSV-2. Les autres tests ne distinguent pas les deux virus.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique, sans préparation. Le délai compte. Le CDC indique une sensibilité de 80 à 98 % pour les tests HSV-2, avec plus de faux négatifs au début de l’infection ; en cas d’exposition récente, il conseille de refaire le test 12 semaines après l’exposition supposée. Quest Diagnostics précise que le test peut détecter les IgG dès trois semaines après les premiers symptômes, mais que certaines personnes ne se positivent qu’au bout de six mois ou plus.

Devant une lésion, la sérologie n’est pas le bon outil : le diagnostic repose sur la recherche du virus dans la lésion.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime par un index, un rapport entre le signal mesuré et un seuil. Le piège principal concerne les résultats faibles. Le CDC rapporte que le test le plus utilisé, HerpeSelect HSV-2, est souvent faussement positif pour un index de 1,1 à 3,0. Une étude citée par le CDC trouvait une spécificité de seulement 39,8 % pour un index de 1,1 à 2,9. Le CDC demande donc une confirmation par une seconde méthode avant toute conclusion. Quest Diagnostics, de son côté, confirme automatiquement les résultats HSV-2 positifs dont l’index va de 1,10 à 6,00.

  • HSV-2 positif : le CDC le considère comme le signe d’une infection anogénitale, presque toujours acquise par voie sexuelle ;
  • HSV-1 positif : plus difficile à interpréter, car l’infection est souvent orale et acquise dans l’enfance ;
  • IgM : non spécifiques du type et parfois positives lors des récurrences ; le CDC ne recommande pas de les rechercher.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est intermédiaire : la sérologie spécifique de type est utile dans des situations précises, mais pas en dépistage. Le CDC la juge utile en cas de symptômes génitaux récidivants ou atypiques avec une recherche virale négative, d’herpès diagnostiqué à l’examen sans confirmation, ou de partenaire atteint. Il ne recommande pas le dépistage du HSV-2 dans la population générale. L’USPSTF a réaffirmé en 2023 sa recommandation contre le dépistage sérologique systématique chez les adolescents et les adultes sans symptômes, femmes enceintes comprises, estimant que les inconvénients l’emportent sur les bénéfices.

Le sport de combat est un cas particulier. Belongia et ses collègues (NEJM, 1991) ont décrit une épidémie d’herpès cutané à HSV-1 dans un stage de lutte : 60 lutteurs sur 175 ont été infectés, avec des lésions sur la tête dans 73 % des cas. Anderson (Med Sci Sports Exerc, 2003) a estimé à 32,7 % la probabilité de transmission aux partenaires d’entraînement, avec un délai de 4 à 11 jours entre l’exposition et les lésions.

Les analyses à associer

  • Sérologie syphilis et sérologie VIH : le bilan d’infections sexuellement transmissibles.
  • Sérologie varicelle-zona : un virus de la même famille.

À retenir

  • Seuls les tests spécifiques de type distinguent HSV-1 et HSV-2.
  • Un index HSV-2 entre 1,1 et 3,0 est souvent faussement positif : il doit être confirmé.
  • La recherche des IgM n’est pas recommandée.
  • Le dépistage systématique sans symptôme n’est pas recommandé.
  • Devant une lésion, on recherche le virus dans la lésion plutôt que les anticorps.

Testez-vous

5 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Un index HSV-2 compris entre 1,1 et 3,0 avec la trousse HerpeSelect, c'est…

  2. 02La recherche des IgM anti-HSV est-elle utile ?

  3. 03Faut-il dépister l'herpès génital par sérologie chez une personne sans symptôme ?

  4. 04Des IgG anti-HSV-1 positives prouvent-elles un herpès génital ?

  5. 05Comment se transmet l'herpès des gladiateurs ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 5

  1. 1Workowski KA, Bachmann LH, Chan PA, et al. Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines, 2021. MMWR Recomm Rep. 2021;70(4):1-187. PMID 34292926.
  2. 2US Preventive Services Task Force, Mangione CM, Barry MJ, et al. Serologic Screening for Genital Herpes Infection: US Preventive Services Task Force Reaffirmation Recommendation Statement. JAMA. 2023;329(6):502-507. PMID 36786784.
  3. 3Quest Diagnostics. FAQ : HSV-2 IgG screening and HSV-2 IgG inhibition assay, version du 22 septembre 2025.
  4. 4Belongia EA, Goodman JL, Holland EJ, et al. An outbreak of herpes gladiatorum at a high-school wrestling camp. N Engl J Med. 1991;325(13):906-910. PMID 1652687.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.