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SangLipides et risque cardiovasculairePreuve validée

HDL cholestérol

Aussi appelée HDL-c · HDL-cholestérol · Cholestérol HDL · Bon cholestérol

Les repères

  • Bas (moins de 1,0 mmol/L) : critère du syndrome métabolique moins de 0,4 g/L
  • Au-dessus du seuil bas 0,4 à 0,97 g/L
  • Très élevé (2,5 mmol/L et plus) : mortalité plus élevée obse plus de 0,97 g/L

Homme · Source : Définition harmonisée du syndrome métabolique (Alberti et al., Circulation 2009) ; Madsen et al., European Heart Journal 2017, cohortes de Copenhague. Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

Le HDL cholestérol mesure le cholestérol porté par les lipoprotéines de haute densité, qui le ramènent vers le foie. Un HDL-c bas signale un risque cardiovasculaire accru, mais l'élever artificiellement ne protège pas.

Pourquoi on la demande

  • Compléter l'exploration d'une anomalie lipidique (EAL) : il entre dans le calcul du LDL-c et du cholestérol non-HDL.
  • Affiner l'estimation du risque cardiovasculaire global avec les scores de risque.
  • Rechercher un syndrome métabolique, avec le tour de taille, les triglycérides, la tension et la glycémie.
  • Explorer un HDL-c effondré ou très élevé, parfois d'origine génétique.
  • Suivre l'effet de l'activité physique, de l'arrêt du tabac ou d'une perte de poids.

Ce qui peut la fausser

  • Inflammation aiguë, infection ou chirurgie récente : le HDL-c chute de façon passagère.
  • Stéroïdes anabolisants et progestatifs androgéniques : ils l'effondrent.
  • Œstrogènes par voie orale, grossesse : ils l'augmentent.
  • Alcool régulier : il l'élève, ce qui peut masquer un profil défavorable.
  • Triglycérides très élevés : certains dosages directs du HDL-c perdent en exactitude.
  • Repas : un repas habituel ne le modifie pas, le jeûne est inutile pour ce paramètre.

Causes d’une valeur haute

  • Activité physique d'endurance régulière
  • Consommation d'alcool
  • Œstrogènes par voie orale
  • Variants génétiques, par exemple un déficit en CETP (protéine de transfert des esters de cholestérol)
  • Hyperalphalipoprotéinémie familiale

Causes d’une valeur basse

  • Sédentarité, surpoids abdominal, résistance à l'insuline, diabète de type 2
  • Tabagisme
  • Triglycérides élevés
  • Inflammation aiguë ou chronique
  • Stéroïdes anabolisants, progestatifs androgéniques
  • Maladies génétiques rares : maladie de Tangier, déficit en LCAT ou en apolipoprotéine A1

Prise de sangExploration d'une anomalie lipidique (EAL) ; bilan de syndrome métabolique ; scores de risque cardiovasculaire comme SCORE2.

g/LPreuve validée7 sources

Profil sportif

L'entraînement aérobie régulier élève modestement le HDL-c : d'environ 0,025 g/L en moyenne dans la méta-analyse de Kodama (Archives of Internal Medicine), surtout avec des séances longues. À l'inverse, les stéroïdes anabolisants l'effondrent : chez des athlètes de force, il est passé de 1,08 à 0,43 mmol/L en huit à quatorze semaines (British Journal of Sports Medicine).

Ce que mesure l’analyse

Le HDL-c mesure le cholestérol transporté par les HDL, des particules qui récupèrent l'excès de cholestérol des tissus. Il sert surtout d'indicateur de risque : bas, il signale un terrain défavorable ; très haut, il ne protège pas davantage.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

Les HDL (lipoprotéines de haute densité) sont les plus petites et les plus denses des lipoprotéines. Leur protéine principale s’appelle l’apolipoprotéine A1.

Elles captent l’excès de cholestérol des cellules, y compris dans la paroi des artères, et le ramènent vers le foie qui l’élimine dans la bile. On parle de transport inverse du cholestérol.

Le HDL-c ne mesure pas cette fonction. Il mesure la quantité de cholestérol contenue dans les HDL à un instant donné.

Nuance capitale : une particule peut être riche en cholestérol et peu efficace, ou l’inverse. Le chiffre renseigne sur un stock, pas sur un service rendu.

Comment se passe le prélèvement

Une prise de sang veineuse, le plus souvent dans le cadre d’une exploration d’une anomalie lipidique (EAL). Le jeûne n’est pas nécessaire pour ce paramètre. Le consensus de la Société européenne d’athérosclérose et de la Fédération européenne de biologie clinique (EAS/EFLM), publié dans l’European Heart Journal, ne relève aucune variation du HDL-c après un repas habituel.

Deux précautions comptent davantage. Évitez le prélèvement pendant une infection ou dans les semaines qui suivent une chirurgie : l’inflammation fait chuter le HDL-c. Signalez aussi tout traitement hormonal ou toute prise de stéroïdes anabolisants, qui modifient fortement le résultat.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime en g/L, avec souvent l’équivalent en mmol/L. Pour convertir, multipliez les g/L par 2,59.

Il n’existe pas d’objectif de traitement pour le HDL-c. Les recommandations européennes ESC/EAS 2019 l’utilisent pour affiner l’estimation du risque global, pas comme une cible. Le seuil bas le plus utilisé vient de la définition harmonisée du syndrome métabolique, publiée dans Circulation :

  • Chez l’homme : HDL-c bas en dessous de 0,40 g/L (1,0 mmol/L) ;
  • Chez la femme : HDL-c bas en dessous de 0,50 g/L (1,3 mmol/L).

Le consensus EAS/EFLM propose un seuil commun de 0,40 g/L pour signaler un résultat sur le compte rendu, tout en admettant des seuils propres à chaque sexe.

Plus haut n’est pas toujours mieux. Dans deux grandes cohortes de Copenhague, plus de 116 000 adultes (European Heart Journal), la relation entre HDL-c et mortalité dessine une courbe en U. La mortalité la plus basse correspondait à 1,9 mmol/L chez l’homme et à 2,4 mmol/L chez la femme. Elle remontait au-delà de 2,5 mmol/L (0,97 g/L) chez l’homme et de 3,5 mmol/L (1,35 g/L) chez la femme.

Les auteurs demandent une confirmation par d’autres études. Ces repères hauts restent donc indicatifs.

Ce que dit la science

Le lien observé est solide. Dans les études de population, un HDL-c bas accompagne davantage d’infarctus.

La causalité, elle, ne tient pas. Une étude de randomisation mendélienne publiée dans The Lancet a suivi des variants génétiques qui élèvent le HDL-c sans toucher aux autres lipides. Ils ne réduisaient pas le risque d’infarctus. À l’inverse, les variants qui élèvent le LDL-c l’augmentaient nettement. Les auteurs concluent qu’élever le HDL-c ne se traduit pas forcément par moins d’infarctus.

En clair : le HDL-c est un témoin, pas un acteur. Il reflète un terrain, fait de sédentarité, de tabac, de graisse abdominale et de résistance à l’insuline, plus qu’il ne protège par lui-même.

Côté entraînement, la méta-analyse de Kodama (Archives of Internal Medicine) chiffre l’effet de l’exercice aérobie à environ 0,025 g/L en moyenne. Un volume minimal d’environ 120 minutes par semaine semblait nécessaire, et la durée des séances comptait plus que leur intensité.

Le niveau de preuve reste élevé pour son usage comme marqueur de risque, présent dans toutes les recommandations. La recherche s’intéresse désormais à la fonction des HDL, comme leur capacité à extraire le cholestérol des cellules, encore hors pratique courante.

Les analyses à associer

Le HDL-c prend tout son sens avec les triglycérides : un HDL-c bas et des triglycérides élevés forment le profil typique de la résistance à l’insuline. L’apolipoprotéine A1 mesure la protéine principale des HDL. Le cholestérol non-HDL, enfin, utilise le HDL-c pour estimer l’ensemble du cholestérol athérogène.

À retenir

  • Le HDL-c mesure le cholestérol des HDL, pas leur efficacité ;
  • Sous 0,40 g/L chez l’homme et 0,50 g/L chez la femme, il signale un terrain à risque ;
  • Très élevé, il ne protège pas davantage ;
  • Ce n’est pas une cible de traitement, mais un indicateur.

Testez-vous

5 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Sous quel seuil le HDL-c est-il jugé bas chez la femme ?

  2. 02Un HDL-c très élevé protège-t-il toujours davantage ?

  3. 03Faut-il être à jeun pour doser le HDL-c ?

  4. 04Les stéroïdes anabolisants font-ils baisser le HDL-c ?

  5. 05Élever son HDL-c réduit-il forcément le risque d'infarctus ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 7

  1. 1Alberti KGMM, Eckel RH, Grundy SM, et al. Harmonizing the metabolic syndrome: a joint interim statement of the IDF Task Force on Epidemiology and Prevention; NHLBI; AHA; World Heart Federation; International Atherosclerosis Society; and International Association for the Study of Obesity. Circulation. 2009;120(16):1640-1645.
  2. 2Madsen CM, Varbo A, Nordestgaard BG. Extreme high high-density lipoprotein cholesterol is paradoxically associated with high mortality in men and women: two prospective cohort studies. Eur Heart J. 2017;38(32):2478-2486.
  3. 3Nordestgaard BG, Langsted A, Mora S, et al. Fasting is not routinely required for determination of a lipid profile: clinical and laboratory implications including flagging at desirable concentration cut-points. A joint consensus statement from the European Atherosclerosis Society and European Federation of Clinical Chemistry and Laboratory Medicine. Eur Heart J. 2016;37(25):1944-1958.
  4. 4Mach F, Baigent C, Catapano AL, et al. 2019 ESC/EAS Guidelines for the management of dyslipidaemias: lipid modification to reduce cardiovascular risk. Eur Heart J. 2020;41(1):111-188.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.