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Se muscler et prendre de la force

Impossible de développer ses fessiers ? Les erreurs que presque tout le monde fait

Strength and Conditioning CoachRelu et validé le 
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developper fessiers erreurs
Crédit photo © Docteur-Fitness.com
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Certaines personnes enchaînent les squats, les élastiques, les séances ciblées… et pourtant, rien ne change. Les fessiers ne grossissent pas. Pire, parfois le dos commence à faire mal.

Le plus frustrant, c’est que l’impression de « bien faire » est souvent présente. Les exercices sont réguliers, les séances sérieuses, la motivation là.

Alors pourquoi ça ne fonctionne pas ?

Parce que dans la plupart des cas, le problème ne vient pas du manque de travail.
Mais plutôt d’erreurs très répandues, souvent invisibles.

Et certaines sont même encouragées dans beaucoup de programmes.

Avant de comprendre quoi faire, il faut d’abord comprendre pourquoi autant de personnes n’arrivent pas à développer leurs fessiers.

Le muscle le plus puissant… mais aussi le plus mal entraîné

Le grand fessier est l’un des muscles les plus puissants du corps.

Son rôle principal est simple : l’extension de hanche.

Cela correspond à des mouvements comme :

Sur le papier, ces exercices semblent évidents.

Mais dans la réalité, les choses sont plus complexes.

Parce que les fessiers ne travaillent presque jamais seuls.

Ils fonctionnent avec ce qu’on appelle la chaîne postérieure :

  • Les lombaires ;
  • Les ischio jambiers ;
  • Les muscles paravertébraux.

Résultat : vouloir développer uniquement les fessiers devient beaucoup plus difficile.

Et parfois, ce sont même les lombaires qui prennent le dessus.

Ce qui explique pourquoi certaines personnes ressentent des douleurs au dos lorsqu’elles essayent de développer leurs fessiers.

Première erreur : choisir des exercices qui sollicitent trop le bas du dos

Certains exercices sont très efficaces pour les fessiers.

Mais ils demandent aussi beaucoup de contraintes sur les lombaires.

Un exemple classique est le good morning.

Cet exercice consiste à :

  • Garder les jambes tendues ;
  • Se pencher vers l’avant ;
  • Remonter en gardant le dos droit.

Sur le papier, l’exercice est excellent.

Il crée une forte flexion de hanche, donc une forte activation du grand fessier.

Mais il y a un problème.

Même avec une charge légère, la contrainte sur les lombaires devient importante à cause du bras de levier du buste.

Certaines personnes manquent de mobilité ou sont plus sensibles du dos.

Résultat : douleur lombaire.

Et dans ce cas, l’exercice devient contre productif.

Ce n’est pas un mauvais exercice.

Mais il demande :

  • Une bonne mobilité ;
  • Un bon gainage ;
  • Une progression progressive ;
  • Une bonne technique.

Sans cela, le risque de douleur augmente.

Et beaucoup de personnes arrêtent alors de travailler leurs fessiers à cause du mal de dos.

Deuxième erreur : confondre moyen fessier et grand fessier

Toutes les personnes qui veulent développer leurs fessiers cherchent généralement la même chose.

Plus de volume à l’arrière.

Mais beaucoup d’exercices populaires ciblent surtout le moyen fessier.

C’est le cas de :

Ces exercices ne sont pas mauvais.

Ils sont même utiles pour :

  • La stabilité du bassin ;
  • La prévention des douleurs de genou ;
  • L’amélioration de la posture.

Mais ils ne sont pas les plus efficaces pour développer le volume du grand fessier.

Et c’est là que beaucoup de programmes se trompent.

Ils proposent beaucoup d’exercices latéraux… alors que l’objectif est souvent l’extension de hanche.

Troisième erreur : mal exécuter les exercices

Le même exercice peut donner des résultats totalement différents selon la manière de le réaliser.

Prenons le soulevé de terre.

Plus les genoux sont fléchis, plus les quadriceps travaillent.

Plus les jambes sont tendues, plus la flexion de hanche augmente.

Et plus la flexion de hanche est importante, plus les fessiers sont recrutés.

C’est exactement la différence entre :

Même logique avec le squat bulgare.

Rester droit sollicite davantage les quadriceps.

Se pencher vers l’avant augmente la tension sur les fessiers.

Le même exercice.

Mais une activation musculaire très différente.

C’est souvent ce détail qui change tout.

Quatrième erreur : ne pas utiliser assez de charge

C’est probablement l’erreur la plus fréquente.

Le grand fessier est un muscle puissant.

Il nécessite une charge importante pour se développer.

Pourtant, beaucoup de programmes proposent :

  • Des élastiques ;
  • Des séries longues ;
  • Peu de charge.

Ce n’est pas forcément inefficace.

Mais ce n’est pas optimal.

Sur certains exercices comme le hip thrust ou le soulevé de terre, il est courant d’utiliser :

  • 100 kg ;
  • 150 kg ;
  • 200 kg.

Même chez certaines femmes entraînées.

Sans charge suffisante, la stimulation musculaire reste limitée.

Et les progrès stagnent.

Cinquième erreur : ne pas entraîner assez souvent

Comme tous les muscles, les fessiers ont besoin de stimulation régulière.

La littérature scientifique évoque souvent environ :

  • 10 séries par semaine ;
  • 2 à 4 séances ;
  • Une progression de charge.

Avec :

  • Une alimentation adaptée ;
  • Un sommeil suffisant ;
  • Une récupération correcte.

Sans ces éléments, le développement musculaire devient difficile.

Même avec de bons exercices.

Ce que la plupart des programmes oublient

Développer ses fessiers ne dépend pas d’un seul facteur.

Mais d’un ensemble :

  • Choisir les bons exercices ;
  • Avoir la bonne amplitude ;
  • Utiliser suffisamment de charge ;
  • S’entraîner régulièrement ;
  • Bien récupérer ;
  • Consommer suffisamment de protéines.

C’est seulement lorsque tous ces éléments sont réunis que les résultats deviennent visibles.

Et c’est aussi pour cela que certaines personnes stagnent pendant des mois.

Elles travaillent dur.

Mais pas forcément de la bonne manière.

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