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SangGlycémie et insulinePreuve validée

Hémoglobine glyquée

Aussi appelée HbA1c · A1C · Hémoglobine glyquée A1c · Glycohémoglobine

Les repères

  • Normale (ADA) moins de 5,7 % (ou mmol/mol)
  • Objectif pour la plupart des personnes diabétiques de type 2 moins de 7 % (objectif chez la personne d
  • Prédiabète (ADA) 5,7 à 6,5 % (ou mmol/mol)
  • Seuil du diabète (ADA), à confirmer plus de 6,5 % (ou mmol/mol)
  • Au-dessus de l'objectif : traitement à réévaluer (HAS) plus de 7 % (objectif chez la personne d

Source : American Diabetes Association, critères diagnostiques ; HAS 2013, objectif d'HbA1c ≤ 7 % pour la plupart des patients diabétiques de type 2. Les repères de votre laboratoire priment : ils dépendent de sa méthode et de son unité.

L'hémoglobine glyquée mesure la part de l'hémoglobine sur laquelle du sucre s'est fixé. Elle reflète la glycémie moyenne des deux à trois derniers mois et sert surtout à suivre le diabète.

Pourquoi on la demande

  • Suivre l'équilibre du diabète, en général tous les trois à six mois.
  • Vérifier si l'objectif fixé avec le médecin est atteint.
  • Repérer un prédiabète ou un diabète, selon les critères de l'OMS et de l'ADA.
  • Compléter une glycémie à jeun limite.

Ce qui peut la fausser

  • Durée de vie des globules rouges modifiée (anémie hémolytique, carence en fer, drépanocytose…) : résultat faussé.
  • Variants de l'hémoglobine (S, C, D, E) : interférence selon la technique utilisée.
  • Renouvellement accéléré des globules rouges, par exemple après un paludisme : résultat faussé.
  • Technique : les laboratoires doivent utiliser un dosage standardisé.
  • Le jeûne n'est pas nécessaire.

Causes d’une valeur haute

  • Diabète déséquilibré
  • Diabète non encore diagnostiqué
  • Prédiabète

Causes d’une valeur basse

  • Situations où les globules rouges vivent moins longtemps, comme une anémie hémolytique (résultat sous-estimé)
  • Certains variants de l'hémoglobine, selon la technique

Prise de sangSuivi du diabète ; bilan métabolique ; dépistage du prédiabète.

% (ou mmol/mol)Preuve validée6 sources

Ce que mesure l’analyse

Ce test mesure la part de l'hémoglobine des globules rouges qui porte du sucre. Elle reflète la glycémie moyenne des derniers mois, sans jeûne, mais peut être faussée par certaines anémies.

Lire l’explication

À lire avec

Ce que mesure l’analyse

L’hémoglobine est la protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène. Le glucose du sang s’y fixe spontanément, sans enzyme : c’est la glycation. Plus la glycémie est élevée longtemps, plus la part d’hémoglobine glyquée augmente. L’HbA1c est la forme glyquée la plus étudiée.

Comme un globule rouge vit quelques mois, l’HbA1c reflète la glycémie moyenne des deux à trois derniers mois, selon l’American Diabetes Association (ADA). Little (ADLM, 2024) rappelle qu’elle dépend à la fois de la glycémie et de la durée de vie des globules rouges : c’est la clé de ses pièges.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang classique, sans jeûne. Elle peut se faire à n’importe quel moment de la journée. La HAS (2024) propose de réévaluer le traitement d’un diabète tous les trois à six mois, ce qui rythme souvent la fréquence des dosages.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime en pourcentage, et, dans certains pays européens, en mmol/mol, une unité du système international ; Little précise que les deux systèmes sont reliés par une équation de conversion. Les repères dépendent de la situation.

Sans diabète connu, selon l’ADA :

  • moins de 5,7 % : normal ;
  • 5,7 à 6,4 % : prédiabète ;
  • 6,5 % ou plus : seuil du diabète, en général à confirmer.

Chez une personne diabétique de type 2, la HAS (2013) recommande pour la plupart des patients une HbA1c d’au plus 7 % ; au-delà, le traitement doit être instauré ou réévalué. Cet objectif est individualisé et peut évoluer avec le temps ; la HAS l’a maintenu dans ses recommandations de 2024.

Le résultat peut être faussé. Little cite les situations qui modifient la durée de vie des globules rouges, comme les anémies hémolytiques, la carence en fer ou la drépanocytose, et les variants de l’hémoglobine (S, C, D, E), dont l’interférence dépend de la technique. L’OMS (2011) ajoute certaines anémies et les situations de renouvellement accéléré des globules rouges, comme le paludisme.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est élevé pour le suivi du diabète. Pour le diagnostic, les positions diffèrent. L’OMS (2011) accepte une HbA1c de 6,5 % ou plus comme critère de diagnostic, à condition d’un contrôle de qualité strict et d’un dosage standardisé, en l’absence de situation qui fausse la mesure. Elle précise qu’une valeur sous 6,5 % n’exclut pas un diabète et juge les preuves insuffisantes pour interpréter les valeurs plus basses ; la zone de 5,7 à 6,4 % est une proposition de l’ADA. En France, la HAS (2024) définit toujours le diabète par la glycémie, pas par l’HbA1c.

Pendant la grossesse, l’IADPSG (2010) retient aussi une HbA1c d’au moins 6,5 %, mesurée avec une technique standardisée, pour repérer un diabète avéré méconnu, tout en rappelant que les variants de l’hémoglobine sont fréquents dans certaines populations. La fiabilité du dosage s’est beaucoup améliorée. Little rappelle que deux réseaux, le NGSP américain et l’IFCC international, encadrent la standardisation : le premier fixe des limites de performance fondées sur les besoins cliniques, le second relie les fabricants à une référence de très haut niveau. Certaines techniques détectent les variants de l’hémoglobine, d’autres non.

Les analyses à associer

  • Glycémie à jeun : le critère de diagnostic retenu par la HAS.
  • Fructosamine : une alternative quand l’HbA1c n’est pas fiable.
  • Hémoglobine et électrophorèse de l’hémoglobine : pour repérer une anémie ou un variant.

À retenir

  • L’HbA1c reflète la glycémie moyenne des deux à trois derniers mois, sans jeûne.
  • Selon l’ADA, elle est normale sous 5,7 % ; le seuil du diabète est de 6,5 %.
  • Chez la plupart des personnes diabétiques de type 2, la HAS vise 7 % ou moins.
  • Anémies, carence en fer et variants de l’hémoglobine peuvent la fausser.
  • En France, le diagnostic du diabète repose sur la glycémie.

Testez-vous

4 questions, chaque réponse expliquée

  1. 01Une HbA1c entre 5,7 et 6,5 %, selon l'ADA, correspond à…

  2. 02Quel objectif d'HbA1c la HAS retient-elle pour la plupart des patients diabétiques ?

  3. 03Faut-il être à jeun pour doser l'HbA1c ?

  4. 04Une HbA1c sous 6,5 % exclut-elle un diabète ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil, ce qui peut fausser le chiffre et les sources.

Sources · 6

  1. 1American Diabetes Association. Diagnosis (page de référence sur les critères diagnostiques), consultée en octobre 2026. https://diabetes.org/about-diabetes/diagnosis — recommandations détaillées : ADA Professional Practice Committee. 2. Diagnosis and Classification of Diabetes: Standards of Care in Diabetes—2026. Diabetes Care. 2026;49(Suppl 1):S27-S49. PMID 41358893.
  2. 2OMS. Use of glycated haemoglobin (HbA1c) in the diagnosis of diabetes mellitus : abbreviated report of a WHO consultation, 2011.
  3. 3HAS. Stratégie médicamenteuse du contrôle glycémique du diabète de type 2 : recommandation, janvier 2013 (objectifs maintenus par la HAS en 2024) — présentation : Caducée.net, 19 février 2013.
  4. 4HAS. Stratégie thérapeutique du patient vivant avec un diabète de type 2 : fiche de synthèse, mai 2024.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.