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Index oméga-3

Aussi appelée Omega-3 index · Indice oméga-3 · EPA + DHA érythrocytaires

L'index oméga-3 mesure la part de l'EPA et du DHA dans les acides gras des globules rouges. Il reflète l'apport à long terme et se lit par catégories, avec des limites à connaître.

Prise de sangFamille : acides grasPreuve courante

Testez-vous en 5 questions

Le cadran

  • Très bas moins de 4 % des acides gras totaux
  • Bas 4 à 6 % des acides gras totaux
  • Modéré 6 à 8 % des acides gras totaux
  • Souhaitable plus de 8 % des acides gras totaux

Source des repères : Schuchardt, Jan Philipp, et al. « Red Blood Cell Fatty Acid Patterns from 7 Countries: Focus on the Omega-3 Index ». Prostaglandins, Leukotrienes, and Essential Fatty Acids, vol. 179, 2022, p. 102418..

% des acides gras totaux

Les seuils changent d’un laboratoire à l’autre : ceux de votre compte rendu passent avant. Rien n’est envoyé, le calcul se fait dans votre navigateur.

En bref

L'index oméga-3 est la somme de l'EPA et du DHA, exprimée en pourcentage des acides gras des globules rouges. Il reflète l'apport à long terme en poissons gras ou en compléments, plutôt que le dernier repas.

À lire avec

Prise de sangProfil des acides gras érythrocytaires ; bilans cardiométaboliques et nutritionnels incluant le rapport oméga-6/oméga-3.

% des acides gras totauxPreuve courante

Profil sportif

Aucun repère spécifique au sportif n'a été retrouvé : on applique ceux de l'adulte. Chez un sportif, l'intérêt pratique est surtout de vérifier si son alimentation apporte vraiment de l'EPA et du DHA, ce qui dépend de la consommation de poisson gras ou de compléments, pas du niveau d'entraînement.

Pourquoi on la demande

  • Évaluer l'apport à long terme en EPA et en DHA, par exemple en consommant peu de poisson gras
  • Vérifier l'effet d'une prise régulière d'huile de poisson ou d'algues
  • Compléter un bilan cardiovasculaire avec les lipides sanguins
  • Suivre le statut oméga-3 d'un sportif ou d'un végétarien qui s'interroge sur ses apports
  • Objectiver une modification alimentaire durable

Valeur basse, valeur haute

Causes d’une valeur basse

  • Faible consommation de poissons gras
  • Alimentation végétalienne sans source d'EPA et de DHA, par exemple sans microalgues
  • Alimentation occidentale moyenne : dans l'étude sur 7 pays, les moyennes des États-Unis, du Canada, de l'Italie et de l'Allemagne étaient basses

Causes d’une valeur haute

  • Consommation régulière de poissons gras
  • Prise régulière de compléments d'EPA et de DHA ou d'huile de poisson
  • Traitement par oméga-3 prescrit par un médecin
  • Habitudes alimentaires traditionnelles riches en poisson, comme au Japon ou en Corée du Sud

À savoir : ce qui peut la fausser

  • Compléments d'huile de poisson ou d'algues : le résultat reflète la prise, indiquez-la avec sa durée
  • Consommation habituelle de poissons gras : elle fait monter l'index sur le long terme
  • Méthode d'analyse : elle varie d'un laboratoire à l'autre, comparez des résultats obtenus avec la même méthode
  • Conservation : les acides gras polyinsaturés s'oxydent, respectez le délai d'acheminement
  • Transfusion récente de globules rouges : l'échantillon reflète en partie ceux du donneur
  • Changement alimentaire récent : l'index bouge lentement et ne reflète pas encore une modification toute fraîche

Ce que mesure l’analyse

L’index oméga-3 est la somme de deux acides gras oméga-3 à longue chaîne, l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque). Il s’exprime en pourcentage des acides gras totaux des globules rouges (Schuchardt et al., 2022)1. Ce n’est pas une concentration en mg/L : c’est une proportion, ce qui la rend indépendante du volume de sang.

L’EPA et le DHA viennent surtout des poissons gras, des huiles de poisson et des microalgues. Ils s’insèrent dans la membrane des globules rouges. La composition de cette membrane reflète ainsi l’apport à long terme en EPA et en DHA, et non le dernier repas (Harris et von Schacky, 2004)2.

Le DPA (acide docosapentaénoïque), troisième oméga-3 à longue chaîne, n’est pas inclus. Dans les études épidémiologiques, le DPA des globules rouges ne prédisait ni la mortalité totale, ni la mort subite, ni d’autres événements cardiovasculaires, et n’améliorait pas la prédiction quand il s’ajoutait à l’EPA et au DHA (von Schacky et Harris, 2018)3.

Comment se passe le prélèvement

Le dosage se fait sur les globules rouges d’une prise de sang. Comme l’index reflète l’apport à long terme, le jeûne a peu d’importance pour ce marqueur, mais suivez la consigne écrite du laboratoire.

Les acides gras polyinsaturés s’oxydent facilement : respectez le délai et les conditions d’acheminement. Si vous prenez de l’huile de poisson ou des compléments d’algues, indiquez-le avec la durée de prise, car l’index reflète cette prise. Mentionnez aussi toute transfusion récente : les globules rouges transfusés viennent d’un donneur.

Comment lire le résultat

Le résultat s’exprime en pourcentage des acides gras totaux. Les catégories du cadran sont : très bas jusqu’à 4 %, bas de 4 à 6 %, modéré de 6 à 8 %, souhaitable au-dessus de 8 %. Ce sont des catégories statistiques de risque, pas des seuils de diagnostic.

Les méthodes de dosage varient d’un laboratoire à l’autre : chaque laboratoire a ses méthodes et ses normes. Comparez des résultats obtenus avec la même méthode, et lisez les catégories ci-dessus comme un ordre de grandeur plutôt que comme une frontière nette.

L’index bouge lentement. Il ne reflète pas une modification toute récente de l’alimentation : attendez qu’un changement soit installé durablement avant de juger de son effet.

À l’échelle des populations, l’étude de Schuchardt portait sur 167 347 personnes dans sept pays, dont 93 % venaient des États-Unis. Seules les cohortes d’Alaska, de Corée du Sud et du Japon avaient une moyenne « souhaitable ». La cohorte espagnole était « modérée », et celles des États-Unis, du Canada, de l’Italie et de l’Allemagne étaient « basses ». Les auteurs signalent que ces cohortes sont de convenance et ne sont donc pas représentatives de leurs pays.

Ce que dit la science

L’idée centrale remonte à 2004. L’index était inversement associé au risque de mort par maladie coronarienne : une valeur de 8 % ou plus correspondait à la meilleure cardioprotection, et une valeur de 4 % ou moins à la plus faible (Harris et von Schacky, 2004)4. Les auteurs proposaient de le considérer comme un facteur de risque candidat.

Niveau de preuve : « b » (courante). L’index est utilisé en pratique, mais le consensus reste partiel. Les études citées sont des associations : elles ne prouvent pas qu’atteindre un seuil précis fasse baisser le risque chez une personne donnée. Il ne remplace ni le bilan lipidique, ni l’évaluation du risque cardiovasculaire par un médecin.

Autre limite : les méthodes d’analyse ne sont pas uniformes, ce qui complique les comparaisons d’une étude à l’autre. Enfin, le choix d’exclure le DPA repose sur les données épidémiologiques actuelles : de nouvelles études pourraient faire évoluer la définition.

Les analyses à associer

  • Profil des acides gras érythrocytaires : le détail de tous les acides gras, dont l’EPA et le DHA.
  • Rapport oméga-6 sur oméga-3 : replace l’index dans l’équilibre entre familles.
  • Rapport acide arachidonique sur EPA : compare un acide gras pro-inflammatoire de départ à l’EPA.
  • Triglycérides : bilan lipidique de routine.

À retenir

  • L’index oméga-3 est la somme de l’EPA et du DHA dans les globules rouges, en % des acides gras totaux.
  • Il reflète l’apport à long terme en poissons gras ou en compléments, pas le dernier repas.
  • Les catégories vont de « très bas » (4 % ou moins) à « souhaitable » (plus de 8 %).
  • Le DPA n’en fait pas partie, faute d’apport démontré à la prédiction du risque.
  • C’est une association statistique : il se discute avec un médecin, en plus du bilan lipidique.

Sources éditoriales et fact-checking3 sources vérifiées3 études[+]

Testez-vous 5 questions pour vérifier ce que vous avez retenu

Une question à la fois, la réponse expliquée tout de suite.

  1. 01Que mesure l'index oméga-3 ?

  2. 02À partir de quelle valeur l'index est-il classé « souhaitable » ?

  3. 03Un index de 5 % correspond à quelle catégorie ?

  4. 04Un repas de saumon hier change-t-il fortement l'index ?

  5. 05Le DPA fait-il partie de l'index oméga-3 ?

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Envoyez-lui cette fiche : les repères selon le profil et ce qui peut fausser le chiffre.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.