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Acide dihomo-gamma-linolénique

Aussi appelée DGLA · C20:3 n-6 · Acide dihomo-γ-linolénique

Le DGLA est un oméga-6 intermédiaire entre le GLA et l'acide arachidonique. Son dosage renseigne surtout sur l'activité d'une enzyme, la désaturase FADS1, très influencée par les gènes.

Prise de sangFamille : acides grasPreuve émergente

Testez-vous en 4 questions

En bref

Le DGLA est un oméga-6 intermédiaire de la voie qui mène à l'acide arachidonique. Son niveau reflète l'alimentation et surtout l'activité des enzymes FADS.

À lire avec

Prise de sangProfil des acides gras érythrocytaires, profils d'acides gras plasmatiques, gène FADS1 et FADS2.

% des acides gras totauxPreuve émergente

Profil sportif

Il n'existe pas de repère propre aux sportifs. Le DGLA est surtout sensible aux gènes FADS1 et FADS2 et à l'alimentation en oméga-6, plus qu'à l'entraînement. Évitez d'interpréter une variation isolée comme un signe de surentraînement ou de récupération.

Pourquoi on la demande

  • Estimer l'activité de la désaturase FADS1 grâce au rapport entre acide arachidonique et DGLA
  • Compléter un profil des acides gras plasmatiques ou érythrocytaires
  • Chercher à comprendre un profil d'oméga-6 inhabituel (acide arachidonique bas ou haut)
  • Replacer le DGLA dans une démarche de recherche personnelle sur l'inflammation de bas grade
  • Suivre l'effet d'une supplémentation en GLA (bourrache, onagre)

Valeur basse, valeur haute

Causes d’une valeur basse

  • Variants génétiques associés à une activité plus élevée de la désaturase FADS1
  • Alimentation pauvre en oméga-6
  • Transformation rapide en acide arachidonique

Causes d’une valeur haute

  • Variants génétiques de FADS1 diminuant l'activité de la désaturase de l'acide arachidonique
  • Supplémentation en GLA (huile de bourrache, d'onagre)
  • Alimentation riche en acide linoléique avec transformation active
  • États métaboliques ou inflammatoires associés dans certaines études, à interpréter avec prudence

À savoir : ce qui peut la fausser

  • La prise de compléments apportant du GLA, qui est transformé en DGLA
  • L'alimentation en oméga-6 : l'acide linoléique alimente la voie
  • Le jeûne : à suivre selon la consigne du laboratoire
  • La fraction analysée (plasma total, phospholipides, globules rouges)
  • Les variants des gènes FADS1 et FADS2, qui modifient durablement la proportion de DGLA
  • La conservation du tube : l'oxydation altère les acides gras polyinsaturés

Ce que mesure l’analyse

L’acide dihomo-gamma-linolénique (DGLA, 20:3 n-6) est un oméga-6 à 20 atomes de carbone et trois doubles liaisons. Il est produit à partir de l’acide gamma-linolénique (GLA), lui-même issu de l’acide linoléique. À l’étape suivante, la désaturase FADS1 le transforme en acide arachidonique (AA).

Le DGLA est donc le « goulot » de la voie des oméga-6 : son niveau dépend de ce qui arrive en amont et de la vitesse à laquelle FADS1 le convertit. Il intervient aussi dans les membranes cellulaires et comme précurseur de certains médiateurs lipidiques. Les acides gras sont dosés par chromatographie en phase gazeuse ; le résultat est une proportion des acides gras totaux de la fraction analysée.

Comment se passe le prélèvement

C’est une prise de sang veineuse. Le jeûne est souvent demandé pour le plasma total ; suivez la consigne de votre laboratoire. Signalez les compléments d’huile de bourrache ou d’onagre, qui apportent du GLA, donc du DGLA.

Les acides gras polyinsaturés s’oxydent facilement : le tube doit être traité et conservé au froid selon la procédure du laboratoire. Pour comparer deux dosages, gardez la même fraction (plasma, phospholipides, globules rouges) et le même laboratoire.

Comment lire le résultat

Le résultat est une proportion des acides gras totaux, en général petite. Je n’ai pas retenu de repère chiffré publié et vérifié pour le DGLA : la fiche n’en affiche donc pas. Chaque laboratoire a ses normes, qui dépendent de la fraction et de la méthode.

Le DGLA se lit avec l’acide arachidonique. En recherche, l’activité de la désaturase FADS1 est estimée par le rapport entre acide arachidonique et DGLA (de Toro-Martín et al., 2017)1. Un DGLA relativement haut avec un acide arachidonique relativement bas suggère une activité plus faible de cette enzyme.

Les gènes pèsent lourd. Chez des adultes d’une cohorte française, l’allèle mineur d’un variant de FADS1 était associé à davantage de DGLA et à moins d’acide arachidonique dans les globules rouges, ce qui évoque une moindre activité de la désaturase (Hermant et al., 2018)2. Un profil « atypique » peut donc être inscrit dans les gènes, sans être modifiable par l’alimentation.

Pistes pour une valeur haute

Variants de FADS1 réduisant l’activité de la désaturase, supplémentation en GLA, alimentation riche en acide linoléique avec transformation active. Certaines études rapportent aussi des associations avec des états métaboliques ou inflammatoires, à interpréter avec prudence.

Pistes pour une valeur basse

Variants associés à une activité plus élevée de FADS1, alimentation pauvre en oméga-6, ou transformation rapide en acide arachidonique. Toutes ces pistes sont à discuter avec un médecin.

Ce que dit la science

Le niveau de preuve est celui d’un marqueur de recherche. Plusieurs études décrivent des associations, sans que leur portée individuelle soit établie.

Chez de jeunes adultes en bonne santé, le DGLA plasmatique était associé positivement à la protéine C réactive ultrasensible, tandis que l’acide linoléique l’était négativement (Roke et al., 2013)3. Dans une étude transversale chinoise, les patients à la fois diabétiques de type 2 et atteints de maladie coronaire avaient les niveaux plasmatiques les plus élevés d’acide arachidonique et de DGLA (Li et al., 2016)4.

Ces études sont transversales : elles ne disent pas si le DGLA est une cause, une conséquence ou un simple reflet d’autre chose. Elles ne permettent pas de fixer un seuil à partir duquel agir.

Les analyses à associer

L’acide arachidonique est le complément indispensable. Le GLA aide à repérer une supplémentation. L’indice de désaturation regroupe les rapports entre produits et précurseurs. L’étude des gènes FADS1 et FADS2, quand elle est proposée, aide à comprendre un profil constant malgré une alimentation équilibrée.

À retenir

  • Le DGLA est le maillon situé juste avant l’acide arachidonique dans la voie des oméga-6.
  • Son niveau dépend beaucoup des gènes FADS, pas seulement du menu.
  • Le rapport acide arachidonique sur DGLA estime l’activité de FADS1 en recherche.
  • Les liens avec l’inflammation viennent d’études d’association sans seuil individuel.
  • Discutez le résultat avec un médecin avant toute décision.

Sources éditoriales et fact-checking4 sources vérifiées4 études[+]

Testez-vous 4 questions pour vérifier ce que vous avez retenu

Une question à la fois, la réponse expliquée tout de suite.

  1. 01Le DGLA est-il surtout un reflet de l'alimentation ?

  2. 02Un DGLA plus élevé associé à un acide arachidonique plus bas peut évoquer quoi ?

  3. 03Un DGLA élevé est-il un signe d'inflammation prouvé ?

  4. 04Un complément de GLA peut-il changer le DGLA ?

Un proche attend ses résultats ?

Envoyez-lui cette fiche : ce qui peut fausser le chiffre.

Une analyse se lit avec votre médecin : cette fiche explique, elle ne remplace ni un diagnostic ni les normes de votre laboratoire.