Le café est la boisson préférée des Français, avec plus de 80 % d’entre nous qui en consomment quotidiennement. Pratique et rapide à préparer, il est devenu un rituel incontournable pour bien démarrer la journée. Mais savez-vous vraiment ce que contient votre tasse de café ? Une récente enquête de l’association 60 Millions de consommateurs lève le voile sur la présence de substances potentiellement dangereuses dans certaines marques vendues en supermarché.
Une analyse poussée de 51 références de café
Pour mener à bien cette étude, les experts de 60 Millions de consommateurs ont passé au crible pas moins de 51 variétés de café, des grandes marques les plus connues aux produits bio et équitables. L’objectif : détecter d’éventuelles traces de pesticides, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et d’acrylamide, des composés soupçonnés d’être cancérigènes.
Premier constat rassurant, aucune des références analysées ne contenait de résidus de pesticides. La torréfaction des grains à haute température (environ 200°C) semble en effet détruire ou faire s’évaporer la plupart de ces substances chimiques. Ouf !
Des taux préoccupants de HAP dans certaines capsules
Malheureusement, ce processus de torréfaction n’empêche pas la formation d’autres composés potentiellement toxiques comme les fameux HAP. Et plusieurs produits sont pointés du doigt pour leur taux relativement élevé :
- Les capsules « Planteur des Tropiques » et « Carte Noire » ;
- Les dosettes de café décaféiné « L’Or » .
Si les valeurs mesurées restent en-deçà des limites réglementaires, 60 Millions de consommateurs appelle tout de même à la vigilance. Les HAP font en effet partie des substances jugées « probablement cancérigènes » par le Centre international de recherche sur le cancer.
L’acrylamide, présente dans tous les cafés
Autre mauvaise surprise, la présence généralisée d’acrylamide dans l’ensemble des échantillons. Ce composé, classé lui aussi comme cancérigène probable, se forme naturellement lors de la cuisson à haute température d’aliments riches en amidon comme les céréales, les pommes de terre et… le café.
Là encore, pas de panique. Les doses détectées par l’enquête restent très faibles et ne présentent a priori pas de danger pour la santé. Mais cela montre bien que même le café n’échappe pas à la règle et que la modération reste de mise.
Fragments d’insectes et excès de matières grasses
Au-delà des aspects purement sanitaires, certains produits sont aussi épinglés pour des défauts de qualité. C’est le cas notamment du café Bellarom vendu chez Lidl et des grains Alter Eco, dans lesquels les testeurs ont retrouvé de nombreux fragments d’insectes. Si cela ne pose pas de problème d’un point de vue nutritionnel, c’est tout de même peu ragoûtant…
Le café moulu Grand’Mère est quant à lui montré du doigt pour son taux de matières grasses jugé « illégal » par rapport à la réglementation en vigueur. Un critère à surveiller si vous faites attention à votre ligne.
400 mg de caféine maximum par jour
Au final, cette étude nous rappelle surtout que même avec le café, les excès sont rarement bons. Certes, sa consommation modérée est associée à de nombreux bienfaits pour la santé (réduction du risque de diabète, de maladies cardiovasculaires, de certains cancers…). Mais au-delà de 3 à 4 tasses par jour, bonjour les effets secondaires !