La pubalgie, aussi appelée hernie sportive, est une pathologie douloureuse de la région inguino-pubienne qui touche principalement les sportifs. Elle se manifeste par des douleurs au niveau du pubis, des adducteurs et de la partie inférieure de l’abdomen.
La pubalgie est causée par des microtraumatismes répétés entraînant des déchirures ou des tensions au niveau des muscles, tendons et ligaments de cette région anatomique sollicitée lors des mouvements de torsion et de changements de direction brusques.
Les sports les plus à risque sont ceux avec sauts, courses, frappes de balle et gestes techniques comme le football, le hockey, le tennis ou encore le rugby. Cependant, la pubalgie peut survenir chez n’importe quel sportif ayant une pratique intensive.
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Symptômes
Les symptômes de la pubalgie sont variés et souvent trompeurs au début de l’apparition de cette pathologie. En effet, la douleur n’est pas toujours localisée précisément dans la région du pubis. Elle peut irradier de façon insidieuse vers d’autres zones anatomiques proches telles que la région inguinale, le bas-ventre, la face interne de la cuisse, le périnée ou même les organes génitaux externes chez l’homme.
Cette diffusion de la symptomatologie douloureuse est liée à l’innervation complexe de la région pubienne qui reçoit des terminaisons nerveuses en provenance de différents nerfs : le nerf génito-fémoral, le nerf ilio-inguinal, le nerf obturateur ou encore des branches du plexus sacré. Ces connexions neurologiques expliquent que la pubalgie puisse mimer ou accompagner diverses affections urologiques, digestives ou gynécologiques trompeuses.
La caractéristique principale des douleurs pubiennes du sportif reste cependant leur rythme évolutif dans le temps. Au début de l’installation de la pubalgie, la symptomatologie n’apparaît qu’à la fin de l’effort physique intense, le plus souvent après un mouvement de torsion brutal du bassin ou une frappe de balle. Puis, au fil des semaines, la douleur survient de plus en plus précocement lors de l’activité sportive pour devenir permanente, y compris au repos.
L’augmentation progressive de l’intensité douloureuse traduit l’emballement du processus inflammatoire chronique au niveau des insertions tendineuses et musculaires fragilisées par les microtraumatismes répétés.
Outre la douleur spontanée, d’autres signes cliniques évocateurs viennent orienter le diagnostic de pubalgie : une sensation de craquement ou de déchirure lors de certains gestes sportifs, une raideur matinale de la région inguino-pubienne, l’impossibilité de tousser ou d’éternuer sans ressentir une vive douleur.
L’installation insidieuse des symptômes, leur polymorphisme initial puis leur chronicisation font de la pubalgie une pathologie trompeuse, souvent méconnue dans ses premiers stades d’évolution. Le diagnostic précoce est pourtant capital pour mettre en route rapidement le traitement médical et éviter ainsi la chronicisation de cette affection handicapante.
Mécanisme de blessure
La région de la symphyse pubienne est une zone anatomique complexe soumise à de fortes contraintes mécaniques chez le sportif.
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Les structures musculaires et tendineuses
De nombreux muscles s’insèrent en effet au niveau du pubis. Notamment, les adducteurs avec le pectiné, le moyen et le grand adducteur ainsi que le droit interne. S’y ajoutent également les muscles abdominaux comme le grand droit, les obliques interne et externe. Le psoas-iliaque participe également à cette zone d’insertion musculaire sur le pubis.
Lors des mouvements de rotation et de torsion du bassin, ces muscles sont fortement sollicités et exercent des tractions importantes au niveau de leurs zones d’insertion osseuse.
Les mécanismes lésionnels
Avec la répétition des microtraumatismes et des tensions musculaires intenses, cette région anatomique se retrouve fragilisée.
Différents types de lésions peuvent alors survenir au niveau des tissus mous : des tendinopathies correspondant à des atteintes dégénératives des structures tendineuses mais également des enthésopathies qui sont des lésions inflammatoires situées au niveau des zones d’insertion osseuse.
Dans les cas les plus sévères, de véritables déchirures musculaires partielles ou totales peuvent même se produire.
Des lésions invalidantes
Ces différents types de lésions de la symphyse pubienne sont très douloureuses. Elles provoquent une impotence fonctionnelle importante des muscles concernés.
La pubalgie du sportif engendre donc un handicap certain pour la pratique de l’activité physique. Le diagnostic et la prise en charge précoces de ces blessures sont primordiaux pour envisager le retour au haut niveau.
Diagnostic
Le diagnostic de la pubalgie repose en premier lieu sur un interrogatoire précis du patient sportif par le médecin. Lors de cet entretien, toutes les informations sur les antécédents sportifs et médicaux du patient sont collectées. Le praticien s’attache à retracer avec exhaustivité l’historique des douleurs ressenties, leur mode d’apparition, leur localisation exacte, les circonstances déclenchantes, ainsi que l’impact sur la pratique sportive. Ces données subjectives rapportées par le patient guident le médecin dans l’orientation diagnostique.
Examen clinique et points douloureux
L’interrogatoire est toujours suivi d’un examen physique méticuleux. Le praticien recherche à la palpation les zones précises de sensibilité douloureuse au niveau des muscles adducteurs, de la région pubienne et inguinale. Une douleur vive déclenchée à la pression de certaines insertions musculaires ou tendineuses est un signe cardinal de la pubalgie. L’examen clinique permet aussi d’objectiver d’éventuelles limitations d’amplitude ou de puissance musculaire, qui viennent conforter le diagnostic de lésion.
Tests spécifiques
Des tests de provocation sont réalisés dans le but de reproduire la symptomatologie du patient. Par exemple, certains mouvements sollicitant les adducteurs comme la course, ou des efforts de toux, peuvent réveiller la douleur typique de la pubalgie. Ces tests dynamiques, s’ils s’avèrent positifs, sont très évocateurs du diagnostic.
Examens d’imagerie
Des examens radiologiques complémentaires peuvent être prescrits pour confirmer le diagnostic de pubalgie, affiner le bilan lésionnel et guider la prise en charge.
L’échographie permet de visualiser les éventuelles anomalies de structure ou de signal au niveau des tendons et muscles de la région pubienne et inguinale.
L’IRM donne une cartographie précise des tissus mous, et met en évidence d’éventuelles déchirures ou anomalies inflammatoires.
Enfin, le scanner peut objectiver certains types de lésions osseuses associées (fractures de fatigue, enthésopathies).
Traitements de la pubalgie
Traitements conservateurs
Le traitement conservateur de la pubalgie vise d’abord à soulager la douleur et l’inflammation avant d’entreprendre une rééducation spécifique.
Repos sportif
Un arrêt plus ou moins prolongé de l’activité sportive est nécessaire en fonction de la sévérité des symptômes. Cette période de repos permet la cicatrisation des lésions et la disparition des phénomènes inflammatoires.
Antalgiques et anti-inflammatoires
Des médicaments antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont utilisés pour diminuer la douleur et l’inflammation au niveau des zones lésées.
Physiothérapie
Différentes techniques de physiothérapie sont employées en traitement d’attaque pour leur action antalgique et anti-inflammatoire : ultrasons, ondes de choc, cryothérapie, électrothérapie.
Rééducation
Une rééducation spécifique est ensuite entreprise, basée sur :
- Un renforcement musculaire ciblé au niveau des abdominaux, adducteurs et muscles du plancher pelvien ;
- Des étirements réguliers des ischio-jambiers et adducteurs ;
- Un travail proprioceptif ;
- Une reprogrammation des gestes et de l’équilibre du bassin.
Cette rééducation vise à restaurer l’équilibre musculaire de la région et à assouplir les structures tendineuses et ligamentaires.
Infiltrations
En cas de douleurs rebelles, des infiltrations de corticoïdes dans les zones inflammatoires peuvent être réalisées sous contrôle échographique ou scannographique.
Traitement chirurgical
Le traitement chirurgical est envisagé en seconde intention, après échec d’un traitement médical bien conduit pendant au moins 3 mois.
Plusieurs techniques peuvent être utilisées, le plus souvent par coelioscopie :
- Cures de hernies inguinales selon différentes méthodes (Shouldice, TEP) ;
- Plasties pariétales (intervention de Nesovic) ;
- Gestes associés : ténotomie des adducteurs, neurolyse.
Le but est de resserrer et stabiliser les tissus de la paroi abdominale, tout en diminuant les tensions musculaires par des gestes ciblés.
La chirurgie permet le retour au sport de haut niveau dans 80 à 90 % des cas opérés.
Rééducation post-opératoire
La rééducation après chirurgie pour pubalgie est capitale. Elle comprend classiquement :
- Un travail antalgique de cicatrisation ;
- Un renforcement musculaire abdominal et du plancher pelvien ;
- Un rééquilibrage proprioceptif et postural ;
- Une reprise très progressive des efforts.
L’objectif est d’assurer la consolidation chirurgicale et de prévenir le risque de récidive par un travail musculaire adapté.
La reprise du sport se fait de façon très progressive sous contrôle du kinésithérapeute, entre le 3e et le 6e mois post-opératoire.
La prévention, un enjeu crucial
La prévention de la pubalgie revêt une importance capitale pour le sportif. En effet, il est bien plus aisé d’éviter l’apparition ou la récidive de cette pathologie invalidante plutôt que d’en gérer les conséquences. Une prévention efficace passe par la mise en place d’un ensemble de mesures proactives et pérennes.
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Le renforcement musculaire, pierre angulaire de la prévention
Le renforcement musculaire constitue la pierre angulaire de toute stratégie préventive contre la pubalgie. En ciblant particulièrement les muscles de la ceinture abdominale et des adducteurs, soumis à rude épreuve chez le sportif, un travail de fond doit être entrepris. Gainage ventral, dorsal ou latéral, exercices de musculation ou utilisation éventuelle d’élastiques, toutes les techniques sont bonnes pour consolider sangle abdominale et muscles adducteurs. L’objectif est de les aguerrir pour qu’ils résistent aux tensions extrêmes générées lors des mouvements de torsion du bassin. Des exercices simples, pratiqués régulièrement, peuvent faire des merveilles en matière de prévention.
L’étirement, pour souplesse et décontraction
Indissociable du renforcement musculaire, l’étirement régulier des chaînes musculaires impliquées est capital. En assouplissant ischio-jambiers, adducteurs et muscles abdominaux, l’étirement permet d’entretenir leur souplesse et leur élasticité. Les exercices d’étirements évitent également que ces muscles ne se contractent de manière excessive ou prolongée, générant des zones de fragilité. Enfin, l’étirement est bénéfique pour favoriser la décontraction musculaire après l’effort. De simples exercices quotidiens d’étirements passifs ou actifs des membres inférieurs et du buste sont facilement intégrables à l’entraînement du sportif pour prévenir efficacement la pubalgie.
Optimisation des gestes et postures : réduire les tensions
Au-delà du travail musculaire, la manière dont le sportif réalise mouvements et efforts détermine largement son risque de pubalgie. En effet, certains gestes techniques sont générateurs de tensions intenses au niveau de la zone pubienne. Il est donc essentiel d’optimiser la biomécanique des mouvements à risque : courses, sauts, frappes, torsions. On cherchera ainsi à limiter les amplitudes extrêmes, les changements de direction brusques et les impacts violents qui provoquent des à-coups musculaires dans cette région vulnérable. Par ailleurs, le maintien permanent d’une posture adéquate dans l’effort, bassin et buste alignés, contribue à réduire les facteurs de tension. En corrigeant ces paramètres, le sportif prévient grandement la survenue de la pubalgie.
Agir sur les facteurs annexes
D’autres facteurs périphériques doivent également être pris en compte dans une stratégie globale de prévention. Les qualités du matériel, chaussures et terrain par exemple, sont déterminantes dans certains sports à risque comme le football ou le rugby. Un équipement inadapté ou en mauvais état augmente la probabilité de gestes et appuis générateurs de traumatismes. Par ailleurs, au-delà de l’entraînement, l’hygiène de vie du sportif doit être irréprochable : alimentation équilibrée, gestion du stress, sommeil réparateur… Un terrain fragilisé par divers excès serait beaucoup plus vulnérable en cas de pratique intensive. À tous les niveaux, la prévention de la pubalgie doit donc être une préoccupation constante du sportif.
Ainsi, la prévention de la pubalgie repose sur un ensemble de facteurs interdépendants, qu’il convient d’appréhender dans leur globalité : renforcement musculaire, souplesse, biomécanique optimisée, hygiène de vie irréprochable. Seul un plan d’action complet et des mesures maintenues sur le long terme permettront de minimiser l’apparition et la récidive de cette pathologie invalidante chez le sportif.
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Pronostic à long terme
Le pronostic à long terme de la pubalgie est conditionné par plusieurs facteurs, qu’il est primordial de prendre en compte dans la gestion de cette pathologie.
Taux de guérison
Grâce aux avancées récentes dans les techniques chirurgicales et dans les protocoles de rééducation, le taux de guérison complète après un épisode de pubalgie est estimé entre 75 et 85 %. Lorsqu’un traitement adapté est entrepris précocement, associant repos, anti-inflammatoires, renforcement musculaire et étirements, ce taux peut même atteindre 90 %.
Néanmoins, une persistance des symptômes est constatée dans 10 à 15 % des cas, nécessitant la poursuite des soins, voire une reprise chirurgicale chez certains patients réfractaires.
Délai de reprise du sport
Le délai de reprise de l’activité sportive est un paramètre crucial dans l’évolution de la pathologie. En effet, un retour prématuré à la compétition, sans respect des temps de cicatrisation, favorise la récidive des lésions.
Ainsi, il est communément admis qu’un arrêt total de 6 à 8 semaines est nécessaire après un épisode aigu. Ce délai peut même atteindre 3 mois chez les sportifs de haut niveau ou en cas de lésions étendues.
Après chirurgie, une période de 3 à 6 mois sans sport est requise avant d’envisager un retour progressif à l’entraînement.
Risque de récidive
Malgré un traitement initial efficace, le risque de récidive d’une pubalgie est loin d’être négligeable. Il varie de 10 à 30 % selon les études.
Plusieurs facteurs interviennent dans la survenue d’une nouvelle poussée de la maladie : persistance de séquelles anatomiques, fragilité musculaire locale, reprise trop hâtive de l’activité.
Les sports sollicitant intensément la ceinture abdomino-pelvienne comme le football, le hockey ou le rugby sont les plus concernés. Une modification durable de la pratique sportive est parfois nécessaire après plusieurs récidives.
Conseils pour mieux prévenir et gérer une pubalgie
La prévention et la gestion optimale d’une pubalgie chez le sportif nécessitent certaines précautions et adaptations qui peuvent être résumées en quelques grands principes.
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Surveiller attentivement l’apparition des premiers signes
L’identification précoce des symptômes est capitale pour bénéficier rapidement d’une prise en charge et éviter l’aggravation des lésions. Le seuil de vigilance doit être abaissé à la moindre sensation de gêne dans la région de l’aine ou du pubis. Une douleur sourde ou très localisée après un effort intense, ou ressentie lors d’un mouvement de torsion du bassin doit alerter le sportif. L’intensité de ces signes d’alerte est variable selon les individus mais il est prudent de ne pas les ignorer.
Ne pas hésiter à adapter transitoirement l’entraînement
Devant ces premiers signes, même discrets, il peut être judicieux de moduler légèrement la charge ou le volume d’entraînement, en concertation avec l’encadrement technique et médical. Certains exercices ou gestes traumatisants seront momentanément évités. L’objectif est de soulager la zone fragilisée sans pour autant interrompre totalement l’activité physique, ce qui serait préjudiciable sur le plan musculaire et cardio-vasculaire.
Consulter rapidement en cas de persistance des symptômes
Si les douleurs ou gênes fonctionnelles perdurent au-delà de quelques jours malgré le ralentissement de l’entraînement, une consultation médicale s’impose alors rapidement. Un diagnostic précis sera établi à l’aide d’examens cliniques et d’imagerie. Traiter sans attendre une lésion évolutive améliore le pronostic fonctionnel et raccourcit la durée d’indisponibilité.
Respecter scrupuleusement les périodes de repos et de rééducation
Une fois le diagnostic de pubalgie confirmé, le sportif devra se conformer rigoureusement aux prescriptions médicales avec les périodes de repos relatif ou total indispensables à la cicatrisation des tissus lésés. S’ensuit généralement une rééducation spécifique visant à assouplir puis renforcer progressivement la musculature abdominale et adductrice. Le respect de ces étapes conditionne la qualité de la guérison et la solidité de la zone fragilisée. Une reprise trop hâtive de l’entraînement intensif risquerait d’aggraver les lésions et de compromettre définitivement le niveau sportif.
Renforcer en permanence les muscles de la ceinture abdominale
Au-delà de l’épisode aigu de pubalgie, la mise en place d’un programme régulier de gainage et de renforcement musculaire contribuera à long terme à diminuer les facteurs de risque de récidive. En sollicitant les fibres des abdominaux, adducteurs et fessiers, ces exercices spécifiques augmentent la tonicité et la résistance des zones d’insertion fragiles tout en améliorant la stabilité du bassin. Quelques minutes 2 à 3 fois par semaine suffisent à entretenir durablement cette protection musculaire anti-traumatique.
Privilégier les étirements et l’assouplissement
En parallèle du renforcement, l’étirement quotidien des muscles de la région pubienne et des adducteurs préserve la souplesse et le glissement des structures musculo-tendineuses. La pratique d’exercices d’assouplissement ou de techniques de relaxation permet également de lutter contre les tensions musculaires, facteurs aggravants des micro-lésions. Yoga, pilates, massages sont ainsi recommandés aux sportifs pour optimiser la détente musculaire.
L’application rigoureuse de ces quelques principes de prévention et de gestion précoce des symptômes de pubalgie est un gage de guérison rapide et de moindre risque de récidive pour tout sportif confronté à ce type de blessure.
Vos questions fréquemment posées
La pubalgie est-elle liée au surpoids ?
Non, la pubalgie n’est pas directement liée à un excès de poids. C’est avant tout une pathologie de sursollicitation musculaire et tendineuse qui touche majoritairement les sportifs. Cependant, chez une personne en surpoids, l’excès de masse abdominale peut créer une surcharge mécanique au niveau du pubis et favoriser l’apparition de douleurs. La perte de poids fait alors partie intégrante de la prise en charge.
Peut-on prévenir la pubalgie grâce à l’ostéopathie ?
Oui, l’ostéopathie peut participer à la prévention des pubalgies chez le sportif. Des séances régulières permettent de corriger les dysfonctions mécaniques du bassin et du rachis lombaire qui sont des facteurs de risque. L’ostéopathe veille aussi à l’équilibre musculaire entre abdominaux et adducteurs pour diminuer les tensions.
La pubalgie diminue-t-elle les performances sexuelles ?
Indirectement oui. Les douleurs importantes au niveau du pubis et du périnée retentissent sur la vie sexuelle. Elles limitent les mouvements et certaines positions. Heureusement, ce trouble est transitoire et régresse en même temps que les douleurs grâce aux traitements adaptés.
Peut-on pratiquer la musculation avec une pubalgie ?
Pendant la phase douloureuse aiguë, il est préférable de suspendre totalement l’activité physique y compris la musculation. Par la suite, une reprise très progressive des exercices de renforcement musculaire est possible sous contrôle médical. Certains mouvements sont cependant contre-indiqués comme les abdominaux classiques qui aggravent les tensions pubiennes.
La pubalgie est-elle une maladie professionnelle ?
La pubalgie n’est pas reconnue en tant que maladie professionnelle en France. Cependant, certains métiers très physiques avec port de charges lourdes et torsions du tronc comme le bâtiment, peuvent favoriser son apparition. Dans ce cas, la pubalgie relève d’une affection permettant un suivi post-professionnel avec une reconnaissance en maladie à caractère professionnel.
Ce qu’il faut retenir
La pubalgie est donc une pathologie fréquente et invalidante chez les sportifs, surtout dans les sports à risque. Grâce aux progrès récents, les moyens diagnostiques et thérapeutiques permettent dans la majorité des cas un retour satisfaisant à l’activité sportive. La prévention et l’éducation sont capitales pour limiter les facteurs de risque. Les sportifs doivent être sensibilisés aux signes d’alerte pour bénéficier très tôt d’une prise en charge optimale.