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Étude · Régimes alimentaires

Intolérance au gluten : et si le vrai problème ne venait pas du gluten ?

Diététicienne nutritionnisteRelu et validé le 
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Crédit photo © Depositphotos
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Ballonnements. Fatigue. Douleurs abdominales. Troubles du transit. Des millions de personnes affirment mal réagir au gluten, alors même que leurs examens médicaux sont normaux. Pas de maladie cœliaque. Pas de lésions visibles. Pourtant, les symptômes sont bien réels.

Une étude récente publiée dans l’American Journal of Physiology – Gastrointestinal and Liver Physiology1 apporte un éclairage nouveau. Et le responsable pourrait ne pas être celui que l’on croit.

Le gluten n’est peut-être pas le seul acteur

Dans la maladie cœliaque, le mécanisme est clair. Le système immunitaire attaque l’intestin en présence de gluten. Cela provoque une inflammation et des dommages visibles.

Mais chez certaines personnes, les tests sont négatifs. Aucune destruction de la muqueuse intestinale. Aucun marqueur auto-immun typique. Pourtant, elles décrivent des symptômes proches.

Ce trouble est souvent désigné comme une sensibilité au gluten non cœliaque. Le problème est qu’il reste mal compris.

Les chercheurs ont exploré une piste différente : le microbiote intestinal.

L’expérience qui change la perspective

Les scientifiques ont travaillé sur des souris.

Ils ont d’abord modifié leur microbiote en utilisant des antibiotiques, ce qui perturbe fortement l’équilibre des bactéries intestinales. Ensuite, ils les ont exposées au gluten.

Résultat : les souris dont le microbiote était altéré ont développé une réponse immunitaire plus marquée face au gluten. Davantage d’inflammation. Une activation plus importante de certaines cellules immunitaires dans l’intestin.

Autrement dit, la réaction dépendait de l’état du microbiote.

Cela suggère que le gluten n’agit pas seul. La manière dont l’organisme y répond pourrait être influencée par les microbes présents dans l’intestin.

Pourquoi c’est important

Cette hypothèse permet d’expliquer plusieurs choses observées en pratique :

  • Certaines personnes ressentent des symptômes malgré des examens normaux ;
  • L’intensité des réactions varie fortement d’un individu à l’autre ;
  • Supprimer le gluten ne suffit pas toujours à faire disparaître tous les troubles.

Si le microbiote joue un rôle clé, alors le problème ne serait pas uniquement alimentaire. Il serait aussi lié à l’environnement intestinal.

Ce que l’étude ne prouve pas

Les travaux ont été réalisés chez l’animal.

Ils ne démontrent pas que le même mécanisme s’applique de façon identique chez l’être humain.

Ils ne prouvent pas non plus que toutes les personnes sensibles au gluten ont un microbiote altéré.

Mais ils ouvrent une piste solide.

Si ces résultats sont confirmés chez l’homme, la prise en charge pourrait évoluer. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’élimination du gluten, il pourrait devenir pertinent d’examiner l’état du microbiote intestinal.

Le débat sur le gluten est loin d’être clos. Il pourrait simplement être plus complexe qu’une simple question de protéines.

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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