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Maladies et pathologies

Et si une infection augmentait le risque de démence des années plus tard ?

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infection augmentait risque demence
Crédit photo © Docteur-Fitness.com
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Une infection banale, puis quelques années plus tard, des troubles de mémoire. L’idée peut sembler surprenante. Pourtant, une nouvelle étude1 vient de relancer sérieusement cette hypothèse. Et les résultats sont suffisamment solides pour attirer l’attention.

Car ce ne sont pas seulement les infections graves comme la septicémie qui sont concernées. Certaines infections très fréquentes pourraient aussi être impliquées.

Et surtout, le lien persiste même après avoir pris en compte d’autres maladies connues pour favoriser la démence.

Un lien observé chez plus de 60 000 personnes

Les chercheurs ont analysé les données de santé nationales finlandaises. L’étude a inclus :

  • Plus de 62 000 personnes atteintes de démence ;
  • Plus de 312 000 personnes sans démence servant de comparaison ;
  • Des données couvrant jusqu’à 20 ans d’historique médical.

Les scientifiques ont ensuite cherché quelles maladies survenues avant la démence étaient associées à un risque plus élevé.

Résultat : 29 maladies hospitalières étaient liées à un risque accru de démence.

Et parmi elles, deux infections ressortaient clairement :

Ce point est important. Car il ne s’agit pas d’une seule infection rare, mais d’infections relativement fréquentes.

Un risque qui reste même après avoir tout pris en compte

Les chercheurs ont ensuite tenté de répondre à une question essentielle.

Les infections augmentent elles vraiment le risque de démence… ou bien sont elles simplement le signe d’un organisme déjà fragile ?

Pour répondre à cette question, ils ont ajusté leurs analyses en tenant compte de 27 autres maladies connues pour favoriser la démence :

  • Maladies neurologiques ;
  • Troubles psychiatriques ;
  • Maladie de Parkinson ;
  • Troubles liés à l’alcool ;
  • Autres maladies chroniques.

Malgré ces ajustements, le lien entre infections sévères et démence persistait.

Moins d’un septième du risque supplémentaire était expliqué par les autres maladies. Autrement dit, les infections pourraient jouer un rôle indépendant.

Le délai est particulièrement troublant

Autre élément marquant : le délai entre infection et démence.

Les infections associées à la démence survenaient en moyenne :

  • Entre 5 et 6 ans avant le diagnostic ;
  • Parfois jusqu’à plus de 10 ans avant.

Ce délai correspond justement à la période silencieuse pendant laquelle la démence commence à se développer sans symptômes évidents.

Les chercheurs évoquent donc une hypothèse : les infections pourraient accélérer un déclin cognitif déjà en cours.

Le signal semble encore plus fort chez les personnes plus jeunes

Le lien était encore plus marqué dans les cas de démence précoce, c’est à dire avant 65 ans.

Dans ce groupe, plusieurs infections supplémentaires étaient associées à un risque plus élevé :

  • Pneumonie ;
  • Caries dentaires ;
  • Autres infections sévères nécessitant hospitalisation.

Ce résultat est particulièrement intéressant. Car la démence précoce est généralement moins liée au vieillissement naturel.

Pourquoi une infection pourrait affecter le cerveau

Les chercheurs ne peuvent pas prouver un lien de cause à effet. L’étude est observationnelle.

Mais plusieurs mécanismes sont envisagés :

  • Inflammation systémique ;
  • Activation du système immunitaire ;
  • Atteinte vasculaire ;
  • Accélération du vieillissement cérébral.

Ces mécanismes sont déjà suspectés dans d’autres travaux sur la démence. Mais ils restent encore à confirmer.

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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