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Maladies et pathologies

Athérosclérose : une prédisposition génétique multiplie le risque d’infarctus par 1,8

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Crédit photo © Depositphotos
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L’athérosclérose, cette maladie cardiovasculaire qui touche les artères est un véritable fléau de notre époque. Elle se développe au fil des années, sans symptômes apparents, jusqu’à ce qu’un événement cardiovasculaire ne survienne brutalement. Infarctus, AVC… les conséquences peuvent être dramatiques.

Mais savez-vous que nos gènes jouent un rôle clé dans le développement de cette pathologie ? C’est ce que révèlent deux études récentes, qui ont identifié de nouveaux variants génétiques associés à un risque accru d’athérosclérose. Décryptage.

Une étude suédoise d’envergure identifie 20 marqueurs génétiques

L’étude SCAPIS (Swedish CArdioPulmonary bioImage Study), la plus grande étude populationnelle avec données d’angioscanner cardiaque, a passé au crible le génome de près de 25 000 Suédois1. Les chercheurs ont ainsi pu identifier 20 marqueurs génétiques indépendants significativement associés à la charge en plaques d’athérome coronarien, évaluée par le « segment involvement score » (SIS). Parmi ces variants :

  • 3 se situent dans des loci jusqu’alors non impliqués dans les maladies cardiovasculaires ;
  • La plupart sont localisés dans des gènes déjà connus pour leur lien avec les pathologies cardiovasculaires (CDKN2B-AS1, APOE, LPA-PLG, PHACTR1, TRIB1, COL4A1-COL4A2…).

Les résultats étaient très similaires en considérant le score calcique coronarien (CAC) au lieu du SIS. En revanche, la comparaison entre athérosclérose coronarienne et carotidienne a révélé à la fois des loci partagés et des loci spécifiques.

Un risque d’infarctus multiplié par 1,8

En couplant leurs données à celles de la UK Biobank et de CARDIoGRAMplusC4D, les chercheurs ont pu estimer l’impact de cette prédisposition génétique à l’athérosclérose. Résultat : le risque d’infarctus du myocarde est multiplié par 1,8 pour chaque segment coronarien supplémentaire touché par l’athérosclérose. Un chiffre qui souligne l’importance de ces variants génétiques.

Mieux comprendre les mécanismes de la maladie

Au-delà de l’identification de nouveaux marqueurs de risque, ces études ouvrent aussi de nouvelles pistes pour démêler les processus complexes qui sous-tendent le développement de l’athérosclérose. Les chercheurs ont notamment étudié le rôle médiateur potentiel de différents facteurs de risque classiques (LDL-cholestérol, triglycérides, lipoprotéine(a), pression artérielle, diabète, obésité…).

Seule la lipoprotéine(a) semble jouer un rôle de médiateur pour le locus LPA-PLG. Pour le reste, la génétique semble capturer un risque largement indépendant des facteurs de risque traditionnels. De quoi s’interroger sur les mécanismes alternatifs en jeu.

À terme, ces résultats pourraient permettre le développement de scores de risque polygéniques spécifiques de l’athérosclérose. De tels outils aideraient à identifier les individus à haut risque cardiovasculaire de façon précoce, avant même l’apparition de plaques d’athérome.

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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