Vous pensiez que toute la graisse était à bannir ? Détrompez-vous ! Si l’excès de graisse blanche est effectivement néfaste pour la santé, il existe une autre forme de graisse bien plus intéressante : la graisse brune. Zoom sur les différences entre ces deux types de tissu adipeux et leur impact sur notre organisme.
La graisse blanche, le vilain petit canard
Commençons par la plus connue : la graisse blanche, aussi appelée tissu adipeux blanc. C’est elle qui s’accumule sous la peau et autour des organes lorsqu’on grossit. Son rôle principal ? Stocker l’énergie sous forme de triglycérides pour constituer une réserve dans laquelle l’organisme peut puiser en cas de besoin.
Mais attention, un excès de graisse blanche, surtout au niveau abdominal, augmente les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et de troubles métaboliques. Pas très glamour tout ça !
La graisse brune, une précieuse alliée
Heureusement, il existe un autre type de graisse bien plus sympathique : la graisse brune. Contrairement à sa cousine blanche, elle a la capacité de brûler des calories pour produire de la chaleur grâce à ses nombreuses mitochondries.
Ce « tissu adipeux brun » est surtout présent chez les nouveau-nés pour les protéger du froid. Mais bonne nouvelle : on en trouve aussi chez l’adulte, notamment au niveau des épaules, du cou et le long de la colonne vertébrale !
Mieux encore, la graisse brune améliore la sensibilité à l’insuline, combat l’inflammation et réduit les risques de diabète et d’obésité. De quoi lui donner le statut de « bonne graisse » !
Transformer la graisse blanche en graisse brune
L’idéal serait donc d’avoir un maximum de graisse brune et un minimum de graisse blanche. Si cette répartition est en partie déterminée génétiquement, il est possible d’influer sur le processus.
Comment ? En s’exposant au froid, en pratiquant une activité physique régulière, en consommant certains aliments comme le piment ou le thé vert. Certains médicaments sont aussi à l’étude pour stimuler la transformation de la graisse blanche en graisse brune.
Le mot de la fin
Si les mécanismes exacts restent encore à élucider, une chose est sûre : en comprenant mieux le rôle et le fonctionnement des différents types de graisse, on ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques contre l’obésité et les maladies métaboliques.