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Maladies et pathologies

MICI et démence : une étude alerte sur un déclin cognitif accéléré

Diététicienne nutritionnisteRelu et validé le 
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Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin pourraient accélérer le déclin cognitif chez des personnes déjà atteintes de démence. Autrement dit, quand l’intestin s’enflamme, le cerveau décline plus vite.

Le signal qui dérange

Et si l’intestin, ce « deuxième cerveau », tirait vraiment les ficelles de nos performances mentales quand il s’enflamme sur la durée ? Publiée dans Gut1, l’étude s’appuie sur le registre suédois des troubles cognitifs et de la démence (SveDem) et fait émerger une alerte claire : IBD et démence forment un duo à haut risque pour la cognition.

Ce que montre l’étude

Les chercheurs ont comparé 1 110 personnes atteintes de démence à 111 autres ayant une démence associée à une MICI, avec un âge, un type de démence et des comorbidités comparables ainsi que des traitements similaires, afin d’isoler l’effet de l’inflammation intestinale chronique. Ils ont mesuré l’évolution cognitive avec le Mini-Mental State Examination (MMSE), un test de l’état mental et des fonctions cérébrales noté sur 30, où une personne sans démence obtient généralement au moins 25.

Résultat : le groupe « démence + MICI » perdait près d’un point de MMSE de plus par an que le groupe « démence seule », un écart comparable à celui observé entre des patients Alzheimer traités et non traités par les médicaments disponibles.

Ce que suggère la biologie

Les auteurs évoquent l’inflammation systémique comme moteur plausible, dans la logique de l’axe intestin-cerveau, sans trancher sur la causalité. « Nos résultats suggèrent que les MICI, et l’inflammation systémique qu’elles provoquent, pourraient contribuer à une détérioration plus rapide des fonctions cognitives », écrivent-ils, appelant à une surveillance plus étroite des patients concernés. Ils ajoutent qu’une prise en charge efficace des MICI — anti-inflammatoires, soutien nutritionnel, et parfois chirurgie — pourrait aider à réduire la neuroinflammation et ralentir la progression de la démence, tout en rappelant que l’étude reste observationnelle.

Le mot de la fin

L’étude ne prouve pas un lien de cause à effet : elle observe une association robuste, mais ne peut éliminer des facteurs confondants non mesurés. Les auteurs soulignent notamment l’absence d’information sur la sévérité des MICI et les traitements détaillés, autant de pièces manquantes pour reconstituer le mécanisme avec certitude.

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Sources éditoriales et fact-checking1 source vérifiée1 étude[+]

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