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Santé

Aspartame : des effets sur le cœur et le cerveau ?

Diététicienne nutritionnisteRelu et validé le 
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aspartame des effets sur le cœur et le cerveau
Crédit photo © Depositphotos
Sommaire

Une nouvelle étude scientifique1 soulève des questions sur l’un des édulcorants artificiels les plus répandus dans l’alimentation moderne : l’aspartame. Présent dans des milliers de produits « sans sucre » comme les sodas light, les chewing-gums ou certains desserts, cet ingrédient est utilisé depuis des décennies pour remplacer le sucre sans calories. Mais selon des recherches récentes, il se pourrait que ses effets sur l’organisme ne soient pas aussi neutres qu’on le croyait.

Une étude chez les souris qui montre des signaux d’alerte

Des chercheurs ont exposé des souris à une dose d’aspartame équivalente à environ un sixième de l’apport journalier maximal autorisé pour l’humain pendant une année entière. Résultat :

  • Les rongeurs ont perdu environ 20 % de leur masse grasse par rapport à des animaux témoins, ce qui pourrait sembler positif au premier abord.
  • Mais cette perte s’est accompagnée de changements au niveau du cœur (une légère hypertrophie cardiaque) et de signes d’altération du comportement et de la mémoire. Ces observations suggèrent des modifications à la fois cardiovasculaires et cognitives.

Les auteurs pointent que ces effets sont intervenus à de faibles doses, bien en-dessous des limites recommandées, et estiment que les normes actuelles pourraient mériter une réévaluation.

Ce que disent d’autres recherches

L’aspartame a déjà fait l’objet de nombreux travaux scientifiques, avec des résultats parfois divergents :

  • Sur le plan cancérogène, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l’aspartame comme « peut-être cancérogène pour l’homme » (groupe 2B), une classification qui reflète une preuve limitée mais qui ne permet pas de conclure formellement à un risque clair.
  • Certains grands travaux épidémiologiques2 ont associé une consommation plus élevée d’édulcorants artificiels à un risque accru d’accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC) ou à une diminution des fonctions cognitives chez l’humain3, même si ces études ne prouvent pas une relation directe de cause à effet.
  • D’autres analyses suggèrent que l’aspartame n’a pas d’impact négatif net sur des marqueurs classiques de santé cardiovasculaire chez l’humain (comme la glycémie ou la pression artérielle) quand il remplace le sucre.

Le mot de la fin

L’aspartame est souvent défendu par comparaison. Moins dangereux que le sucre. Moins calorique. Moins glycémique. Le raisonnement est logique, mais incomplet.

Le vrai problème n’est pas de savoir si l’aspartame est « pire que le sucre ». La question est plutôt : a-t-on réellement besoin de maintenir en permanence un goût sucré intense dans l’alimentation ?

Les édulcorants entretiennent l’appétence pour le sucre. Ils ne rééduquent pas le palais. Ils permettent juste de contourner temporairement le problème.

Résumé en image

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